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Homosexualité au cinéma


Homosexualité au cinéma

L’homosexualité au cinéma consiste à montrer au cinéma des situations où l'homosexualité, sous toutes ses formes, est présente et non-dissimulée.

Longtemps quasi-inexistante ou censurée, c'est une thématique qui ne s'est développée vraiment au cinéma qu'à partir des années 1960, marquées par la libération des mœurs.

Plus qu'en littérature peut-être, l'homosexualité a eu au cinéma une fonction marquée de revendication. Cela tient au fait que ce moyen d'expression s'est développé dans cette période de libération des mœurs, mais aussi peut-être à ce que les images permettent de toucher plus directement le public. Néanmoins, la présentation de l'homosexualité, sous toutes ses formes, ne se résume pas à son illustration ou à sa défense. Le tournant en ce domaine, grand-public, semble avoir été atteint en 2006 par Le Secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee qui, par son succès mondial, le nombre impressionnant de récompenses et les réactions qu'il a déclenchées, a permis sans doute d'atteindre une nouvelle dimension à ce genre, un impact social avec un vaste écho. Deux ans plus tard, avec Harvey Milk de Gus Van Sant, pour lequel Sean Penn remporte l'Oscar du Meilleur acteur, « c'est le premier film hollywoodien grand public où le personnage est gay sans s'excuser de l'être ».

Les formes que peut prendre l'homosexualité au cinéma sont donc, de façon schématique, au nombre de trois :

* revendicatrice : c'est une fonction bien représentée à partir des années 1990. Citons en vrac Fucking Åmål, Before Night Falls, Memento Mori (qui peut paraître timide à des yeux occidentaux mais marque un grand pas en avant en Corée du Sud)

* esthétique : on a un prototype de cette homosexualité « distanciée » avec Persona d'Ingmar Bergman, où tout se résume à un jeu de reflets, d'ombres et d'illusions ; le même fonctionnement se retrouve dans Mulholland Drive de David Lynch

* jouissive : cette dernière fonction peut inspirer le meilleur comme le pire, du Théorème de Pier Paolo Pasolini au Caravaggio de Derek Jarman en passant par Tabou de Nagisa Ōshima. Il s'agit souvent (mais pas toujours) de films faits par des homosexuels pour un public homosexuel, ce qui les rend parfois un peu répétitifs.

Proches de la fonction revendicatrice mais un peu à part, certains films se contentent de montrer sans vraiment juger, comme My Beautiful Laundrette de Stephen Frears. (Wikipédia)

jeudi 21 octobre 2010

Cowboy Forever (2006)


2006
France
Réalisateur : Jean-Baptiste Erreca
Documentaire-fiction
26 mn

Distribution :

Govinda Machado de Figueiredo, Jones Carlos Fialho de Araujo, Ronald Rosa

Synopsis :

Si les héros du "Secret de Brokeback Mountain" avaient gardé les moutons dans ce ranch brésilien, ils auraient pu vivre pleinement leur amour sans se cacher. Dans le monde machiste des cowboys, les héros de "Cowboy Forever" revendiquent leur homosexualité et manient à merveille le lasso, et pas seulement pour attraper le bétail... Voici l’histoire de la passion entre Jones et Govinda, interprétée par deux authentiques cowboys brésiliens de vingt ans... « Une œuvre originale. Douceur charnelle, érotisation complice. »

Jean-Baptiste Ereca nous emmène au Brésil, plus précisément dans la région du Pantanal. Le réalisateur y a rencontré un jour un vétérinaire, défenseur des campeiros (les cow-boys locaux) qui a réussi à faire passer une loi anti-discrimination protégeant les minorités sexuelles. De son expérience, Ereca a imaginé une œuvre originale: l’histoire d’une passion/fascination entre deux cow-boys, joués par deux vrais campeiros, au service d’une «fiction poétique».

Le tout est transcendé par un Eden de tolérance et d’harmonie entre hommes et nature. On pense immédiatement à Brokeback Mountain, clin d’œil qu’assume totalement le réalisateur en le renforçant par une érotisation complice. (Têtu)


Bande-annonce.

Cowboy (2008)


2008
Allemagne
Réalisateur : Till Kleinert
Thriller, Horreur
35 mn

Distribution :

Pit Bukowski (Cowboy), Oliver Scherz (Christian)


Connected (2008)


2008
USA
Réalisateur : Nathan Brunskill
Court métrage
9 mn

Distribution :

Dustin Varpness (Allen), Michael Kirby (Chris), Richard Sandore (Passager 1), Melanie Blackwelder (Passager 2)

Synopsis :

Deux jeunes hommes se rencontrent dans le métro. Ils tombent amoureux l'un de l'autre. Mais leurs lignes de vie comme les lignes du métro deviennent vite divergentes. Ils se quittent, toujours dans un wagon du métro avec peut être l'espoir que leurs parcours, dans le futur, convergeront de nouveau au grès du hasard, au grès du métropolitain...

Le Ciel sur la Tête (2006)


Année de Production 2006
France
Réalisateur : Régis Musset
Comédie
90 mn

Distribution :

Arnaud Binard, Charlotte de Turckheim, Olivier Guéritée, Bernard Le Coq, Chantal ladesou, Franck de la Personne, Stéphane Boucher, Thierry Desroses, Pierre Deny, Chantal Ravalec, Frédéric Kneip, Marc Samuel

Synopsis :

Un dimanche, Jérémy, jeune golden boy parisien, débarque à l’improviste chez ses parents dans le Bordelais, pour faire son coming-out : il vit avec Marc, oui c’est un homme ! Il lâche sa bombe in extremis sur le quai de la gare et laisse sa famille sous le choc. Cette révélation va provoquer chez ses parents un cataclysme tel que personne n’aurait pu l’imaginer… et surtout pas Jérémy qui file innocemment le parfait amour à Paris, alors qu’à Bordeaux un tsunami familial s’apprête à déferler sur sa vie.


Bande-annonce.

Ciao (2008)


2008
USA
Réalisateur : Yen Tan
Comédie dramatique
87 mn

Distribution :

Adam Neal Smith (Jeff), Alessandro Calza (Andrea), Ethel Lung (Lauren)

Synopsis :

Jeff s'occupe de mettre en ordre les affaires de Mark, son meilleur ami récemment décédé dans un accident de voiture. Il découvre dans ses mails une correspondance amoureuse avec un inconnu, Andrea (Alessandro Calza), qui vit en Italie et qui s'apprêtait justement à venir au Texas pour enfin rencontrer Mark. Jeff décide de le contacter pour lui annoncer la mauvaise nouvelle et l'invite à venir à Dallas comme il l'avait prévu...


Bande-annonce.

Le Choix de Joe (2008)


2008
Titre original : Between Something & Nothing
USA
Réalisateur : Todd Verow
Drame
105 mn

Distribution :

Robert Axel (Cop), Gil Bar-Sela (Ramon), Theodore Bouloukos (Mr. Smith), Mathew Chase, Brenda Crawley, Logan Cunningham (Alex), Amy Dellagiarino (Meg), Julie Dulude, Julia Frey (Jennifer), David Graver, Michael Guzman, Brad Hallowell (John), Charles Heermann, Keith Herron, Ivan Hinson, Mindy Hofman, Jonathan Horvath, Mara Kassin, Jeffrey Keefe, Jonathan Lang, Billy Malek, Ivan Montoya, Alex Morr, Ari Myrtaj, Philly, Francisco Solorzano, Nick Stern, Jorge Suquet, Tim Swain, Brenda Velez, Todd Verow

Synopsis :

Joe arrive en première année dans une école d’art. Très vite il fait la connaissance de Jennifer et surtout de Ramon, un jeune prostitué dont il tombe amoureux. Entre quête d’amour, recherche d’inspiration artistique et nouvelles expériences, Joe pourra-t-il combler tous ses désirs, assumer tous ses choix ?… Inspiré de la vie de Todd Verow, Le Choix de Joe nous embarque sans ménagement pour suivre les traces de son héros dans un monde où se mêlent des univers toujours borderline : sexe, prostitution, drogue…


Bande-annonce.

Chemin de Croix (2009)


2009
France
Réalisateur : Cyril Legann
Drame
52 mn
Sortie prévue : Octobre 2009


Distribution :

Fabien de Marchi (Jonathan), Johan Libéreau (Antoine), Alexandre Palmieri (Steve), Thomas Badeke (Père de Jonathan), Sabine Bail (La Belle-mère), Christian Giudicelli (Le prêtre), Nathalie Mann (Mère de Dteve), Emilie Lang (La Junkie), Philippe Smaïl (Le videur du sex-shop)

Synopsis :

Jonathan, un garçon de seize ans, vit en banlieue avec son père et sa belle mère, mais la cohabitation est difficile, surtout depuis que cette dernière attend un bébé. Il trouve un peu de réconfort auprès du prêtre de la paroisse locale, avec lequel il entretien une relation forte depuis longtemps. Sur un coup de tête, il vole de l'argent dans le sac de son père et entraîne Steve, son meilleur ami, dans un périple à la capitale où ils espèrent profiter de plaisirs interdits. Ils se rendent dans un squat pour acheter du cannabis, et Jonathan décide de s'y réfugier pour la nuit, n'osant plus rentrer chez lui. Alors que Steve est reparti, il s'endort, embué par la fumée du joint. C'est bâillonné et ligoté qu'il est réveillé par " Shooter ", un dealer qui fuit lui aussi quelque chose. Actuellement recherché pour une affaire qui a mal tourné, il décide de garder Jonathan en otage. Profitant d'une absence momentanée, Jonathan tente de s'enfuir. Lorsqu'il est rattrapé par Shooter, c'est l'escalade dans la violence. Devant l'état alarmant de l'adolescent, le junkie est pris de compassion et décide de le soigner. Une relation ambiguë s'installe entre le bourreau et sa victime. Au sortir de cette expérience, Jonathan est bouleversé et décide de rejoindre un pensionnat religieux afin de devenir prêtre.


Bande-annonce.

Les Chansons d'Amour (2007)


Année de production 2007
Sortie en France 23 mai 2007
France
Réalisateur : Christophe Honoré
Comédie dramatique
100 mn

Distribution :

Louis Garrel (Ismaël), Ludivine Sagnier (Julie), Chiara Mastroianni (Jeanne), Clotilde Hesme (Alice), Grégoire Leprince-Ringuet (Erwann), Brigitte Roüan (La Mère), Jean-Marie Winling (Le Père), Alice Butaud (Jasmine), Yannick Renier (Gwendal), Esteban Carvajal Alegria (L'Ami D'Erwann), Annabelle Hettmann (La Serveuse Du Bar), Sylvain Tempier (Un Policier), Guillaume Clerice (Un Policier).

Synopsis :

Toutes les chansons d'amour racontent la même histoire : ''Il y a trop de gens qui t'aiment''... ''Je ne pourrais jamais vivre sans toi''... ''Sorry Angel''. Les chansons d'amour racontent aussi cette histoire-là.

Secrets de tournage.

Sélection cannoise

Le film est en compétition officielle pour le 60e Festival International du film de Cannes. Mais le cinéaste est également présent sur la Croisette en tant que scénariste d'Après lui de Gaël Morel, un film présenté à la Quinzaine des Réalisateurs.

L'ami Beaupain

Pour composer les chansons de cette comédie musicale, le cinéaste a fait appel à son vieux complice Alex Beaupain (on lui doit déjà les BO de Dix-sept fois Cécile Cassard et Dans Paris). Si on entend également ses compositions dans Qui a tué Bambi ?, celui-ci ne se consacre pas uniquement à la musique de film : Garçon d'honneur, un disque de pop française, le premier album de cet auteur-compositeur-interprète, est ainsi sorti en 2005. Certaines chansons de ceta lbum sont d'ailleurs utilisées dans le film d'Honoré.

Duo

Le cinéaste parle de sa collaboration, décisive sur ce film, avec Alex Beaupain : "Je connais Alex depuis qu'on a vingt ans. Il a fait la musique de tous mes films, je lui ai moi-même écrit quelques paroles de chansons. (...) je lui ai demandé si je pouvais me servir de ses chansons - certaines issues de son dernier album, d'autres beaucoup plus vieilles - et je les ai intégrées dans un scénario qui racontait une histoire assez douloureuse qui nous était commune. J"ai fait ensuite un travail d'adaptation sur ses textes, et lui ai demandé d'écrire de nouvelles chansons (...) On a réarrangé les chansons d'Alex avec Frédéric Lo, qui a notamment travaillé avec Daniel Darc - en ne perdant jamais de vue qu'on n'avait pas un an devant nous, ni le budget pour faire venir un orchestre. Nous avons essayé de faire correspondre notre désir avec nos moyens, et je pense que cela finit par créer une esthétique, une justesse (...) Alex et moi ne voulions pas que les chansons sonnent "cheap". Les acteurs ont beaucoup répété avec Alex. On a fait les premières lectures tous ensemble début novembre, puis enregistré les chansons juste avant Noël pour avoir les play-back sur le tournage, qui commençait en janvier."

Louis et lui

Au départ, Christophe Honoré avait souhaité confier le rôle masculin principal à un véritable chanteur (il avait notamment pensé au cinéphile Vincent Delerm). Le cinéaste explique comment il a finalement choisi de reprendre son acteur fétiche, Louis Garrel : "Je croyais qu'il ne savait pas chanter. Et puis au départ, je cherchais un Ismaël plus vieux que Louis. J'ai donc commencé à voir des comédiens, et je me suis aperçu que la manière dont parlait le personnage, c'était Louis, sa musique. Pendant ce temps-là, Louis m'appelait régulièrement pour savoir où j'en étais du casting, il me conseillait des acteurs. Puis il m'a demandé de lire le scénario. Il me laissait des messages sur mon répondeur : "Tu sais, je chante un peu, moi aussi..." Je n'imaginais pas faire un troisième film avec lui mais il était très insistant ! Alors je lui ai envoyé une chanson d'Alex en lui proposant de la répéter. Un jour, il est venu chez moi pour nous présenter son travail, à Alex et à moi. Il nous a demandé de nous retourner pour qu'il puisse chanter sans nous voir, et il s'est lancé... La peur faisait trembler sa voix, mais pour Alex et moi, ca a été une évidence. En fait, ce rôle était pour lui dès le départ, je crois que sans m'en rendre compte, je l'avais écrit pour lui. Quelque chose s'est construit entre nous avec tous ces films, quelque chose qui nous échappe mais qui nous a tous les deux construits et changés. Il m''a permis de trouver ma manière, mon identité de cinéaste."

Les acteurs réguliers

Christophe Honoré retrouve son acteur-fétiche, Louis Garrel, qu'il a cette fois associée à Clotilde Hesme, qui fut la partenaire du comédien dans Les Amants réguliers de Philippe Garrel. Elle avait joué dans une pièce d'Honoré, Les Débutantes. Le cinéaste dirige aussi de nouveau une actrice qu'il avait déjà dirigée dans son précédent film, Alice Butaud, Dans Paris.

Demy-mesure

Avec cette comédie musicale, Christophe Honoré réalise un vieux rêve. Le cinéaste n'a jamais caché que l'un de ses cinéastes favoris était Jacques Demy, l'un des rares à avoir osé se confronter à ce genre en France. Honoré s'est d'ailleurs fait connaître des cinéphiles en publiant dans les années 90 une chronique dans les Cahiers du Cinéma, qu'il signait sous le pseudonyme de Roland Cassard. Il s'agit du nom d'un personnage de Lola, dont il est également question dans Les Parapluies de Cherbourg. Le cinéaste a d'ailleurs choisi comme titre de son premier long métrage Dix-sept fois Cécile Cassard...

Une comédie musicale ?

Alex Beaupain ne considère pas vraiment Les Chansons d'amour comme une comédie musicale. Il explique : "Quand on parle de comédie musicale, on pense aux films de music-hall, à l'entertainment, comme les américains savent faire, avec des numéros chorégraphiés, des chansons qui commentent l'action. Ou alors aux films de Jacques Demy, qui a inventé un nouveau langage musical : les paroles chantées. Il me semble que Les Chansons d'amour relève davantage d'une tradition française des années 60/70, comme Jules et Jim de Truffaut par exemple, où tout d'un coup, les personnages se mettent à chanter Le Tourbillon de la vie. Sauf qu'au lieu d'avoir une ou quelques chansons, comme c'était aussi le cas de Dans Paris, on a ici 13 chansons qui structurent le film."

Connaissent-elles la chanson ?

Si les comédies musicales sont très rares dans le cinéma français, l'univers de la chanson n'est pas totalement nouveau pour Ludivine Sagnier et Chiara Mastroianni. La première reprenait Papa, t'es plus dans le coup de Sheila dans 8 femmes de François Ozon. Quant à la seconde, elle a enregistré un album folk en compagnie de Benjamin Biolay, Home, paru en 2004.

Loin du clip

Le réalisateur parle de la difficulté qui existe à filmer des personnages qui chantent : "Filmer des personnages qui chantent est très compliqué en termes d'incarnation. Il faut arriver à ce que le passage du parlé au chanté, puis le retour au parlé, paraisse naturel... Mais qu'en même temps, il se passe quelque chose de l'ordre du "pas naturel". Il faut que la mise en scène accepte de s'affranchir d'un réalisme, mais sans tomber dans le clip. La peur de transformer mon film en 13 clips me donnait des sueurs froides. À tel point que la première chanson que j'ai tournée, je l'ai faite en plan séquence, en m'interdisant tout découpage. Mais je me suis aperçu tout de suite que c'était une très mauvaise idée, parce que j'allais me retrouver au montage avec des plans séquence que je ne pourrais absolument pas couper. Je suis donc allé dans une mise en scène et des découpages de plus en plus complexes au fil des chansons et selon l"émotion qu"elles expriment."

Dans Paris, ailleurs

Christophe Honoré revient sur l'inscription du film dans la réalité sociale et urbaine : "Dans les comédies musicales, on a souvent la sensation d'être dans une bulle un peu kitsch, avec des références acidulées, des chansons qui produisent un décollement du réel. convoque moins le monde que je ne fais avec. Je pense que le fait de filmer la ville où je vis change profondément les choses. Dans Dans Paris, il s'agissait d'un Paris "musée". Pour Les Chansons d'amour, au contraire, j'ai choisi de me limiter au Xème arrondissement de Paris. Le Xème est l'un des rares arrondissements où l'on travaille dehors, avec des gens qui déchargent des camions de livraisons... Il ne s'agissait pas de bloquer des rues pour tourner, je voulais que la vie s'infiltre le plus possible dans les plans, et aussi respecter la géographie des lieux. Je m'étais donné cette contrainte non pas tant pour produire un effet de réel que pour m'empêcher de fantasmer un film."

Clins d'oeil

Gaël Morel, le réalisateur du film Après lui (co-écrit par Christophe Honoré), fait une apparition au début du film. Il se glisse dans la file d'attente du cinéma, en assurant : "J'étais après lui..." Honoré fait lui-même une apparition dans le film. (AlloCine)


Bande-annonce.

Chacun sa nuit (2006)


Année de production 2006
Sortie en salle 20 septembre 2006
France
Réalisateur : Pascal Arnold, Jean-Marc Barr
Drame
95 mn

Distribution :

Lizzie Brocheré (Lucie), Jean-Christophe Bouvet (Vincent Sylvaire), Valérie Mairesse (Agnès), Arthur Dupont (Pierre),  Pierre Perrier (Sébastien), Nicolas Nollet (Baptiste), Mathieu Boujenah (Damien), Guillaume Gouix (Le skinhead), Fabrice Michel (Serge), Guillaume Baché (Nicolas), Karl E. Landler (Paul), Pierre Beziers (Le lieutenant),  Antoine Coesens (M. Saunier), Claude Lecat (Mme Saunier), Marion Donon (Julie), Stéphane Dauch (Le psychiatre), Rémi Laugier (L'employé du crématoire)

Synopsis :

Pierre et Lucie sont frère et soeur, vivant entre leurs études, leurs amis d'enfance, leur groupe de rock, leurs histoires d'amour...
Pourtant un soir, Pierre ne rentre pas chez lui. Lucie et sa mère s'inquiètent. La police finit par découvrir son corps sans vie. Pierre a été battu à mort.
Sans piste, l'enquête piétine. Lucie est déterminée à découvrir la vérité et traque les suspects...

Secrets de tournage.

Une esthétique nouvelle...

Les deux réalisateurs Pascal Arnold et Jean-Marc Barr souhaitent créer un cinéma novateur dans le paysage français et ont la volonté de faire "autrement". Ainsi, leur long-métrage est filmé en numérique, sur le modèle du cinéma indépendant américain mais avec la touche intimiste française en plus, le film opte pour des sons réels et des images naturelles cadrées au plus près avec cependant une inclination pour l'esthétisme des corps d'adolescents parfaits et certaines scènes en ombres chinoises (comme le générique ou l'on voit les cinq silhouettes des protagonistes danser). Certains passages musicaux intenses (notamment dans la boîte de nuit) viennent rythmer le film assez lent, d'une manière générale.

Inspiré d'une histoire vraie...

Le scénario du long métrage de Pascal Arnold et Jean-Marc Barr est inspiré d'un fait divers monstrueux qui est survenu dans le sud de la France il y a quelques années et dont les protagonistes n'ont jamais expliqué les raisons et les actes : un jeune homme a été retrouvé, battu à mort. " Lésions cérébrales, hémorragie interne "... Pascal Arnold explique : C'est dans un journal que j'ai découvert le fait divers qui a inspiré Chacun sa nuit. Le fait que les protagonistes de ce fait divers n'ont jamais expliqué leurs actes a provoqué mon imaginaire. S'il y avait eu des raisons précises derrière tout ça, je n'aurais jamais écrit cette histoire. En passant un tel fait divers au prisme de la fiction, je cherchais à cerner comment des adolescents pouvaient arriver à cet extrême-là. Régulièrement des adolescents ou des jeunes adultes passent à l'acte, dans une révolte à priori inexplicable, dans la sphère de l'intime. Notre film n'entend pour rien démontrer, ni livrer de quelconques explications psychologiques. On souhaitait juste questionner un manque de repères de plus en plus évident dans notre société, où, par voie de fait, la trahison comme ce meurtre est le point ultime.

Jean-Marc Barr faisait partie du casting

Le réalisateur Jean-Marc Barr devait tenir un rôle dans le film. La scène a du être supprimée au montage pour éviter que le film ne soit trop long. Cela n'a posé aucun problème à l'acteur-réalisateur-producteur qui préférait, pour cette fois, rester derrière la caméra. Il s'explique : "J'avais aussi un rôle dans Chacun sa nuit, une des fausses pistes censées expliquer le meurtre de Pierre. Mon personnage s'appelait Philippe. Cela n'a pas fait grand mal à mon ego de me voir sacrifié au montage ! (rires) Que je joue ou non [...] ne modifie pas notre manière de travailler. Ce qui compte c'est que le bateau avance."

Un vrai couple parmi les acteurs du film !

Lors d'une émission télévisée, à la question "Etant donné le casting, constitué de jeunes gens du même âge, y a t'il eu des rapprochements entre eux?", Jean-Marc Barr a répondu "Oui". En effet, l'actrice principale Lizzie Brocheré qui incarne Lucie et Pierre Perrier qui interprète Sebastien vivent une belle histoire depuis leur rencontre sur le plateau. (AlloCine)


Bande-annonce.


Chacun Sa Nuit Bande annonce 2 vf publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo

Les Cendres du temps (1994)


1994
Titre original : Dung che sai duk
Hong Kong, Chine, Taïwan
Réalisateur : Wong Kar Wai
Drame, Action 
100 mn

Distribution :

Brigitte Lin (Mu-rong Yin / Mu-rong Yang), Leslie Cheung (Ou-yang Feng), Maggie Cheung, Tony Leung Chiu Wai, Jacky Cheung (Hung Chi), Tony Leung Ka Fai (Huang Yao-shi), Li Bai, Carina Lau, Charlie Yeung

Synopsis :


Dans un petit village perdu dans le désert, les destins de plusieurs personnages s'entrecroisent. Il y a le mercenaire qui ne défend les villageois que pour de l'argent, le guerrier errant qui a perdu la mémoire après avoir bu le vin de l'oubli, l'homme qui veut qu'on venge l'honneur de sa soeur, les bandits... 

Rapport à l'homosexualité :  

Huang Yao-Shi a perdu la mémoire depuis qu'il a bu le vin de l'oubli. Il a oublié Mu-rong Yin, qui était amoureuse de lui. Le frère de Mu-rong Yin, Mu-rong Yang, demande alors au mercenaire Ou-yang Feng d'assassiner Yao-Shi, pour venger l'honneur perdu de Yin. Mais en réalité, Yang n'est autre que Yin elle-même, déguisée en homme et portant une fausse moustache. Un Yang qui se montre d'ailleurs très caressant avec le mercenaire qu'il vient d'engager. Bref, voilà quelques scènes très troubles sur l'incertitude des genres ! (Média G

Ce vieux rêve qui bouge (2001)


Année de production 2000
Date de sortie 28 novembre 2001
France
Réalisateur : Alain Giraudie
Comédie dramatique
50 mn

Distribution :

Pierre Louis-Calixte (Jacques), Jean-Marie Combelles (Donand), Jean Ségani (Louis), Yves Dinse (Marc), Serge Ribes (Hubert), Jean-Claude Montheil (José), Rui Fernandes (Pierre), Jérôme Mancet (Robert), Laurent Lunetta (Laurent)

Synopsis :

Une vieille usine, quelque part. C'est bientôt la fermeture définitive, et les derniers ouvriers songent avec tristesse à cette retraite forcée. Il reste toutefois une vieille machine à démonter. Un jeune ouvrier extérieur à l'entreprise est convoqué, car lui seul connait cette machine compliquée. Sa présence va sérieusement perturber les derniers jours de l'usine, car le jeune homme va réveiller des pulsions nouvelles chez les ouvriers hétéros qu'il est forcé de cotoyer...

Rapport à l'homosexualité :

L'ouvrier temporaire qui vient démonter la machine est gay, et va affoler les vieux travailleurs ,ainsi qu'un contremaître en blouse bleue qu'il convoite. (Média G

Secrets de tournage.

Un militant désabusé

Même si le monde ouvrier constitue plutôt une trame de fond et non le sujet même du film d'Alain Guiraudie, ce dernier n'en est pas moins sensible aux problèmes sociaux. Dans une interview accordée au quotidien L'Humanité, il déclare ainsi : "j'ai une expérience militante, notamment lors des mouvements de 1995. Mais tout cela manquait de perspectives politiques. Tout ce qui provenait des années soixante-dix, l'utopie concrète ou en tout cas semblant réalisable dans un proche avenir, avec les deux décennies suivantes s'est heurté à un mur. Les valeurs à défendre et les idéaux sont toujours là mais l'horizon est bouché."

L'origine du titre

Alain Guiraudie s'est inspiré d'une chanson de Bernard Lavilliers : Les Barbares. Dans un couplet, il dit : "Bourgeois adolescents aux mythes ouvriers, militants acharnés de ce vieux rêve qui bouge, qui serez un beau jour de gauche bien rangés, tricolore et tranquille, la zone c'était rouge."

Le réalisateur explique que l'expression lui plaisait beaucoup. "Elle désigne l'utopie collective qu'a été le communisme ainsi que la croyance en un monde meilleur."

Prix Jean Vigo 2001

Le film a obtenu le Prix Jean Vigo 2001 ex-aequo avec Candidature d'Emmanuel Bourdieu. Ce vieux rêve qui bouge a également été sélectionné à la Quinzaine des réalisateurs au Festival de Cannes.

Avec un court métrage

A sa sortie, Ce vieux rêve qui bouge était projeté avec un autre film d'Alain Guiraudie : Tout droit jusqu'au matin, court métrage qu'il a réalisé en 1994. (AlloCiné)

Bande-annonce.

Café com Leite (2007)


2007
Brésil
Réalisateur : Faniel Ribeiro
Drame
19 mn

Distribution :

Daniel Tavares, Diego Torraca, Eduardo Melo, Eleio Calascibetta




Cadeaux (1999)

1999
France
Réalisateur : Jean-Pascal Hattu
Court métrage
20 mn

Distribution :

Pierre Blais, Graziella Delerm, Claudine Delvaux, Christina Dufermont-Bouillère, Jean Fornerod, Jeanne-Claire Marchand, Manuel Vallade

Synopsis :

Lors du réveillon de Noël qu'il passe chaque année en famille, Antoine, jeune provincial de 20 ans, est pris entre l'envie de retrouver le jeune homme qu'il aime et son devoir familial.

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