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Homosexualité au cinéma


Homosexualité au cinéma

L’homosexualité au cinéma consiste à montrer au cinéma des situations où l'homosexualité, sous toutes ses formes, est présente et non-dissimulée.

Longtemps quasi-inexistante ou censurée, c'est une thématique qui ne s'est développée vraiment au cinéma qu'à partir des années 1960, marquées par la libération des mœurs.

Plus qu'en littérature peut-être, l'homosexualité a eu au cinéma une fonction marquée de revendication. Cela tient au fait que ce moyen d'expression s'est développé dans cette période de libération des mœurs, mais aussi peut-être à ce que les images permettent de toucher plus directement le public. Néanmoins, la présentation de l'homosexualité, sous toutes ses formes, ne se résume pas à son illustration ou à sa défense. Le tournant en ce domaine, grand-public, semble avoir été atteint en 2006 par Le Secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee qui, par son succès mondial, le nombre impressionnant de récompenses et les réactions qu'il a déclenchées, a permis sans doute d'atteindre une nouvelle dimension à ce genre, un impact social avec un vaste écho. Deux ans plus tard, avec Harvey Milk de Gus Van Sant, pour lequel Sean Penn remporte l'Oscar du Meilleur acteur, « c'est le premier film hollywoodien grand public où le personnage est gay sans s'excuser de l'être ».

Les formes que peut prendre l'homosexualité au cinéma sont donc, de façon schématique, au nombre de trois :

* revendicatrice : c'est une fonction bien représentée à partir des années 1990. Citons en vrac Fucking Åmål, Before Night Falls, Memento Mori (qui peut paraître timide à des yeux occidentaux mais marque un grand pas en avant en Corée du Sud)

* esthétique : on a un prototype de cette homosexualité « distanciée » avec Persona d'Ingmar Bergman, où tout se résume à un jeu de reflets, d'ombres et d'illusions ; le même fonctionnement se retrouve dans Mulholland Drive de David Lynch

* jouissive : cette dernière fonction peut inspirer le meilleur comme le pire, du Théorème de Pier Paolo Pasolini au Caravaggio de Derek Jarman en passant par Tabou de Nagisa Ōshima. Il s'agit souvent (mais pas toujours) de films faits par des homosexuels pour un public homosexuel, ce qui les rend parfois un peu répétitifs.

Proches de la fonction revendicatrice mais un peu à part, certains films se contentent de montrer sans vraiment juger, comme My Beautiful Laundrette de Stephen Frears. (Wikipédia)

mercredi 2 mars 2011

Truman Capote (2005)


Année de production : 2005
Sortie en France 08 mars 2006
Titre originam : Capote
USA
Réalisateur : Bennett Miller
Drame
110 mn

Distribution :

Philip Seymour Hoffman (Truman Capote), Catherine Keener (Nelle Harper Lee), Clifton Collins Jr. (Perry Smith), Chris Cooper (Alvin Dewey), Bruce Greenwood (Jack Dunphy), Mark Pellegrino (Richard Hickock), Amy Ryan (Marie Dewey), Bob Balaban (William Shawn), Kwesi Ameyaw (Portier), Norman Armour (Literary Enthusiast), Marshall Bell (Warden Marshall Krutch), Michael J. Burg (Williams), John B. Destry (Pete Holt), Michelle Harrison (Babe Paley), C. Ernst Harth (Lowell Lee Andrews), Adam Kimmel (Richard Avedon), Tiffany Knight (Gloria Guiness), Jason Love (Guardien), Bess Meyer (Linda Murchak), R.D. Reid (Roy Church), Miriam Smith (Bonnie Clutter).

Synopsis :

En novembre 1959, Truman Capote, auteur de Breakfast at Tiffany's et personnalité très en vue, apprend dans le New York Times le meurtre de quatre membres d'une famille de fermiers du Kansas. Ce genre de fait divers n'est pas rare, mais celui-ci l'intrigue. En précurseur, il pense qu'une histoire vraie peut être aussi passionnante qu'une fiction si elle est bien racontée. Il voit là l'occasion de vérifier sa théorie et persuade le magazine The New Yorker de l'envoyer au Kansas. Il part avec une amie d'enfance, Harper Lee. A son arrivée, son apparence et ses manières provoquent d'abord l'hostilité de ces gens modestes qui se considèrent encore comme une part du Vieil Ouest, mais il gagne rapidement leur confiance, et notamment celle d'Alvin Dewey, l'agent du Bureau d'Investigation qui dirige l'enquête...

Secrets de tournage :

Une nouvelle voie

L'écrivain Truman Capote a ouvert une nouvelle voie dans la littérature américaine avec son roman In Cold Blood (1966), basé sur une histoire vraie. Auparavant, ce type de travaux était réservé aux historiens ou aux journalistes tandis que les écrivains comme William Faulkner se cantonnaient aux fictions.

Breakfast at Tiffany's

L'écrivain Truman Capote est connu pour son livre Breakfast at Tiffany's paru en 1958. Audrey Hepburn va immortaliser son héroine, la croqueuse de diamants Holly Golightly, dans le Diamants sur canapé de Blake Edwards.

De sans froid, première

En 1967, Richard Brooks a adapté le livre de Truman Capote, In Cold Blood, au cinéma. Filmé en noir et blanc, In Cold Blood réunissait les acteurs professionnels Robert Blake et Scott Wilson mais également sept des jurés de l'affaire et l'exécuteur public des meurtriers du Kansas ! Cette adaptation a été nominée pour 4 Oscars : meilleur film et meilleure adaptation pour Richard Brooks, meilleure photographie pour Conrad L. Hall et meilleure musique pour Quincy Jones .

Adapté à la télévision

L'histoire de Truman Capote a été adaptée à la télévison pour un téléfilm par Jonathan Kaplan en 1996 qui y dirigeait Sam Neill dans le rôle de Dewey et Eric Roberts et Anthony Edwards dans ceux de Smith et Hickock.

D'après la biographie de Gérald Clarke

Truman Capote est une adapation de la biographie homonyme écrite par Gerald Clarke . Le journaliste a régulièrement rencontré Truman Capote et a sillonné l'Europe et les Etats Unis pour obtenir des informations. Il s'est notamment rendu au Kansas où il a rencontré tous les protagonistes du fait divers qui avait inspiré Truman Capote dans De sang froid. Gerald Clarke a mis treize ans pour terminer la biographie de Truman Capote et a collaboré avec le scénariste, Dan Futterman et avec Philip Seymour Hoffman pour les besoins du film.

Une amitié de longue date

Philip Seymour Hoffman a rencontré la réalisateur de Truman Capote, Bennett Miller, et le scénariste Dan Futterman en 1984 lors d'un atelier d'été de théâtre.

Récompense

Philip Seymour Hoffman obtenu le Golden Globe du Meilleur acteur dans un drame pour son rôle dans Truman Capote.

Philip Seymour Hoffman à la fois interprète et producteur

A la fois producteur et interprète principal de Truman Capote, Philip Seymour Hoffman est très impliqué dans le projet : "C'est une responsabilité effrayante. Le bon côté des choses, c'est que vous restez en permanence dans le rythme et le sujet. J'avais aussi d'excellents partenaires, Catherine Keener, Clifton Collins Jr. et tous les autres."

Un rôle de composition

Philip Seymour Hoffman a du se préparer pour interpréter le rôle de Truman Capote dont il ne connaissait finalement que peu de choses. L'acteur a passé entre une et trois heures par jour pendant six mois à tout étudier de la personnalité et l'apparence physique de son personnage : "Travailler sur ces détails techniques n'est pourtant pas ce qui m'intéressait le plus. A mon sens, les vrais enjeux sont humains. Il fallait se concentrer sur l'histoire, faire passer tous les sentiments qu'elle aborde. Si cette démarche-là n'est pas celle qui prime, tous les artifices techniques que vous emploierez ne serviront à rien."  (Allocine)


Bande-annonce.


Truman Capote Bande annonce vost publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo

Théorème (1968)


Année de production 1968
Sortie en France 25 janvier 1969
Reprise  27 janvier 2010
Titre original : Teorema
Italie
Réalisateur : Pier Paolo Pasolini
Drame
100 mn

Distribution :

Silvana Mangano (Lucia), Terence Stamp (Le Visiteur), Massimo Girotti (Paolo), Anne Wiazemsky (Odetta), Laura Betti, Andrés José Cruz Soublette, Ninetto Davoli, Carlo De Mejo, Adele Cambria Luigi Barbini, Giovanni Ivan Scratuglia, Alfonso Gatto, Cesare Garboli

Synopsis :

Un étrange visiteur débarque dans une famille bourgeoise. Très beau, très séduisant, il bouleverse leur existence. Chacun s'éprend de lui à sa manière et, grâce à lui, va assouvir ses désirs sexuels les plus secrets et prendre ainsi conscience de ce qu'il est réellement. L'annonce de son départ va provoquer la panique...

Secrets de tournage.

Récompenses

Théorème a été présenté à la Mostra de Venise en 1968, une édition marquée par l'agitation politique de l'époque. Laura Betti y a décroché le Prix d'interprétation féminine. Le film a également remporté le Prix de l'Office Catholique du Cinéma.

Equation scandaleuse

Point culminant des attaques à l'encontre de Théorème : un procès s'ouvre à l'automne 1968 pour "obscénité", à l'initiative d'un avocat romain, qui a obtenu la saisie des copies. Mais le cinéaste, sur lequel pèse une menace d'emprisonnement, sera finalement acquitté, et Théorème, un temps écarté des écrans, pourra de nouveau être programmé.

Pas très catholique ? Quoique...

Avec Théorème, Pier Paolo Pasolini n'en est pas à son premier scandale (L'Evangile selon Saint Matthieu, La Ricotta ont été violemment contestés). Le film reçoit le Prix de l'office catholique à Venise... mais cela n'empêche que le Vatican condamnera cette oeuvre judée "moralement dangereuse".

Genèse

Initialement, Pier Paolo Pasolini pensait que Théorème serait une pièce de théâtre. Ce travail aboutit finalement à l'écriture d'un roman, publié début 1968, quelques mois avant la sortie du film en salles.

L'aura Betti

Primée à Venise pour sa composition d'étrange servante, l'imposante Laura Betti est une des égéries de Pier Paolo Pasolini : elle tournera dans deux autres de ses longs métrages (Oedipo rex, Les Contes de Canterbury) et on l'a également vue dans 3 courts métrages, dont La Ricotta.

Anne, ma fille Anne...

On note la présence au casting, dans le rôle de la fille de la famille, de la Française Anne Wiazemsky, actrice révélée par Robert Bresson (Au hasard Balthazar), et dont le nom était associé à celui de Jean-Luc Godard (un an avant Théorème on l'a vue dans La Chinoise). A partir des années 80, elle se consacrera essentiellement à la littérature.

Chantez maintenant !

En 1992, le compositeur italien Giorgo Battistelli concevra un opéra librement inspiré de Théorème. (AlloCine)


Extrait.

Poltergay (2006)


Année de production : 2006
Sortie en France 25 octobre 2006
France
Réalisateur : Eric Lavaine
Comédie, Fantastique
93 mn

Distribution :

Clovis Cornillac (Marc), Julie Depardieu (Emma), Michel Duchaussoy (De Sorgue), Lionel Abelanski (Salopette), Philippe Duquesne (Michel), Jean-Michel Lahmi (Gilles), Alain Fromager (David), Gilles Gaston-Dreyfus (Bertrand), Héctor Cabello Reyes (Le Psy), Anne Caillon (Valérie), Georges Gay (Ivan), Christian Pereira (Le Beau-Père), Gérard Loussine (Le Flic N°1), Stephan Wojtowicz (Le Flic N°2), Christophe Guybet (Le Dragueur), Thierry Heckendorn (Mr Tranier), Stefano Cassetti (Vittorio), Michel Modo (Le Patron Du Bar), Dave (Lui-Même).

Synopsis :

Beaux, jeunes et amoureux… Marc et Emma sont les nouveaux propriétaires d'une maison inhabitée depuis trente ans. Ils ignorent que la cave de la maison a abrité, il y a bien longtemps, une boîte de nuit gay. Le 29 avril 1979 à 2 heures du matin, suite à un incident électrique avec la machine à mousse, en pleine fête disco, la boîte a été dévastée…
Parmi les danseurs, cinq corps n'ont jamais été retrouvés… Aujourd'hui la maison est hantée par cinq fantômes fêtards, taquins et gays. Marc les voit. Emma ne les voit pas. Les "visions" de Marc vont précipiter le départ d'Emma. Marc se retrouve seul avec ses interrogations : "Qui sont ces hommes habillés seventies qui ne pensent qu'à faire la fête ?", "pourquoi suis-je le seul à les voir ?", "Ne suis-je pas un gay qui s'ignore ?" mais surtout "comment récupérer la femme que j'aime ?"…
Touchés par cet homme à la dérive, les fantômes vont l'aider à reconquérir Emma…

Secrets de tournage :

La phrase d'Henri Langlois...

Le synopsis de Poltergay qui allie fantôme et homosexualité fait référence à une phrase d'Henri Langlois parue dans un numéro des Cahiers du cinéma datant d'avril 1964. Henri Langlois un pionnier de la conservation et de la restauration de films, il fonde en 1936 avec Georges Franju et Jean Mitry la Cinémathèque française, à la fois salle de cinéma et musée du septième art. A l'époque, il a déclaré dans le mensuel en faisant état des forces et des faiblesses du cinéma français : "... en établissant un état objectif des forces et faiblesses de notre industrie cinématographique nationale (...) force est de constater que le cinéma français manque cruellement de films ayant pour sujet les maisons hantées par des fantômes homosexuels".

A l'école de l'humour Canal +...

Eric Lavaine, le réalisateur, et son co-scénariste Héctor Cabello Reyes se sont rencontrés dans les bureaux de la chaîne Canal+. Pendant que le scénariste Héctor Cabello Reyes intégrait l'équipe de Nulle Part Ailleurs, le réalisateur Eric Lavaine, en place depuis 10 ans sur la chaîne, écrivait de très nombreux sketchs pour "Les Guignols de l'info" et "Les Robins des Bois". Scénariste pour quelques sitcoms de la chaîne cryptée, comme "H", dont il est également le directeur artistique, et "Le 17" (avec les deux robins des bois Maurice Barthélémy et Jean-Paul Rouve), il passe aussi derrière la caméra pour cette série racontant les aventures d'un commissariat de police. Il collabore une nouvelle fois avec Maurice Barthélémy en créant et en écrivant quelques épisodes du programme court "Faut-il".

Sur un air de disco...

La musique participe directement à l'ambiance du film. Entre les codes musicaux du film d'épouvante (musiques angoissantes, montée de cordes...) lors des scènes d'installation et l'utilisation de standards du disco des années 70, la musique "structure et donne un sens au récit", dixit Eric Lavaine. Les fantômes étant restés "bloqués en 1979, l'équipe du film a réussi à négocier un standard représentatif de l'époque : "Rasputin" de Boney M. La touche disco qui s'entend tout au long du film est renforcé par la version un peu plus lente de "Born to be alive" (le tube de Patrick Hernandez) chantée par Julie Depardieu. Cette chanson, selon le metteur en scène, "illustre parfaitement la tristesse et le désarroi de Marc au moment où il se retrouve seul, sans sa femme, sans travail et en proie à ses visions".

Retrouvailles Julie Depardieu/Clovis Cornillac

Les deux acteurs en vogue de la nouvelle génération participent pour la seconde fois au même tournage. La première fois, c'était en 2004 pour Un long dimanche de fiançailles réalisé par le Jean-Pierre Jeunet. Contrairement au film d'Eric Lavaine, les deux acteurs ne partagaient aucune scène en commun. Clovis Cornillac dans l'adaptation du roman de Sébastien Japrisot jouait le soldat bourru, Benoît Notre Dame, alors que Julie Depardieu interprétait le rôle de Véronique Passavant.

Une équipe soudée

Poltergay est une étape de plus dans la collaboration entre le réalisateur Eric Lavaine et les producteurs François Cornuau et Vincent Roget. François Cornuau a déjà travaillé avec Eric Lavaine sur le programme court diffusé sur canal+, "Faut-il". Le trio s'apprête à retravailler ensemble puisque le duo de producteurs est actuellement en charge de la prochaine comédie du réalisateur intitulée Protéger et servir.

Une maison hantée et cherchée...

Les repérages pour trouver la maison providentielle furent "longs et fastidieux, selon les propres termes d'Eric Lavaine. Devant l'inefficacité de ses recherches, il commençait à envisager un tournage en studio, avant de trouver "LA maison...". La batisse qui a accueilli l'équipe de tournage est située dans le forêt proche de Cergy-Pontoise. Le réalisateur l'a découverte alors qu'il roulait sur l'A1. (AlloCine)


Bande-annonce.

Le Dernier des fous (2006)


Année de production 2006
Sortie en France 3 janvier 2007
France
Réalisateur : Laurent Achard
Drame
96 mn

Distribution :

Julien Cochelin (Martin), Pascal Cervo (Didier, Le Frère), Annie Cordy (Rose, La Grand-Mère), Fettouma Bouamari (Malika), Jean-Yves Chatelais (Jean, Le Père), Dominique Reymond (Nadège, La Mère), Florence Giorgetti (Jacqueline), Dorine Bouteiller (Catherine), Thomas Laroppe (Raphaël), Nicolas Leclere (L'Instituteur), Nicolas Pignon (Talifer), Chamsedine Miri (Yacine), Enzo Bruyat (Sébastien), Théo Puiseux (Eric), Pape (Le Barman).

Synopsis :

Dans la province française, de nos jours.
Dans la ferme de ses parents, Martin, 11 ans, assiste désemparé à la désintégration de sa famille. Sa mère, fermée au monde qui l'entoure, vit cloîtrée dans sa chambre. Son frère aîné, qu'il vénère, se noie dans l'alcool, et son père, sous l'emprise de la grand-mère, n'est que le spectateur impuissant de la déchéance familiale.
Résistant au désespoir, Martin trouve refuge auprès de son chat Mistigri et de Malika, la bonne marocaine à laquelle il est très attaché. Mais ni leur affection, ni sa volonté de comprendre et d'aider les siens ne parviennent à ralentir la marche inéluctable de ce tragique été.
Martin se prépare à mettre fin à toute cette confusion...

Secrets de tournage.

Le dernier sera le premier

Couvert de lauriers, Le Dernier des fous a décroché le Prix Jean-Vigo, une récompense qui distingue chaque année une oeuvre qui se caractérise par son indépendance d'esprit et son originalité. Le film a également obtenu le Prix de la Mise en scène au Festival de Locarno.

Adaptation

Le Dernier des fous est l'adaptation de The Last of the crazy people, premier roman, publié en 1967, de l'écrivain canadien Timothy Findley. Né en 1930, celui-ci débuta comme comédien avant de devenir romancier et dramaturge. On lui doit notamment Guerres (The Wars), portrait d'un soldat de la Première Guerre Mondiale. Fait Chevalier des Arts et Lettres en France, il y est décédé en 2002. Laurent Achard revien sur le travail d'adaptation : "Dans un premier temps, [il] a consisté à transposer dans la France rurale d'aujourd'hui un récit situé dans la bourgeoisie canadienne des années soixante. Dans un second temps, il a fallu travailler plus particulièrement sur le personnage de Martin, placé au centre du film, en veillant surtout à incarner ses nombreux monologues intérieurs, afin qu'il devienne le coeur sensible par lequel toute l'histoire est éprouvée."

L'enfant et les sortilèges

Dans les courts métrages comme dans le premier long de Laurent Achard, l'un des personnages principaux est un enfant. Le Dernier des fous n'échappe pas à la règle. A propos du jeune Martin, le cinéaste précise : "L'enfant découvre le monde. Il est dans la position de l'explorateur qui essaie de comprendre, de décrypter des paysages inconnus avec pour seul repère le pays d'où il vient, c'est-à-dire sa famille. Il se construit donc une compréhension du monde qui n'appartient qu'à lui, avec une logique qui reste souvent opaque et mystérieuse pour les adultes. Cela m'a permis de poser plus radicalement la question du point de vue, que j'avais déjà abordée dans mes autres films : comment raconter et filmer un monde uniquement saisi et interprété par le regard d'un enfant (...) Martin est un buvard, il absorbe tout ce qu'il voit et entend. La réalité lui arrive de manière directe, frontale, brutale. Il est donc constamment confronté à la violence, sans aucun des garde-fous nécessaires – la parole, l'affection... – qui lui permettraient de la tenir à distance et d'y répondre. "

L'opacité des contes

Laurent Achard explique comment il a choisi le jeune Julien Cochelin, qui fait ses premiers pas à l'écran dans le rôle de Martin : "Quand je l'ai vu au casting, je lui ai simplement dit d'aller vers la fenêtre, puis de revenir vers la caméra et de fixer l'objectif, en comptant mentalement jusqu'à dix. Je lui ai demandé de le faire à plusieurs reprises et, chaque fois, il m'était impossible de savoir à quoi il pensait. Souvent chez les enfants, on sent une gêne, une timidité, une curiosité... Chez Julien, au contraire, son visage restait totalement opaque, avec ce regard qui peut vous fixer très longtemps sans laisser transparaître la moindre émotion, du moins en apparence. Et puis j'aimais aussi beaucoup sa façon singulière de bouger, de marcher."

Plus d'une Cordy à son arc

Chanteuse populaire appréciée pour sa fantaisie, Annie Cordy, l'interprète de La Bonne du curé et de Tata Yoyo retrouve ici un registre dramatique, celui qui était déjà le sien dans des films comme Le Passager de la pluie de René Clément et Le Chat de Pierre Granier-Deferre (deux longs métrages qui avaient marqué Laurent Achard durant son enfance), mais aussi Rue haute d'André Ernotte (1976).

A la gomme

Laurent Achard privilégie une certaine épure et refuse les effets. Il explique sa démarche : "Je souhaitais partir du réalisme et tendre vers l'abstraction. Que ce soit dans les décors, les costumes, les dialogues ou le jeu des acteurs... Je me suis donc attaché à gommer, à effacer au maximum tout ce qui n'était pas nécessaire à la compréhension du récit pour me concentrer uniquement sur ce qui m'intéresse en premier lieu : filmer des personnages dans un espace délimité et dans un temps donné." Il ajoute : "Je ne bouge la caméra que lorsqu'il m'est impossible de faire autrement : si tout ce que j'ai à dire et à montrer tient dans un plan fixe, pourquoi le rendre mobile ? Cela dit, dans Le Dernier des fous, il y a autant de panoramiques et de travellings que de plans fixes. Il en est de même par exemple avec les dialogues. Si le regard d'un comédien, le style d'un vêtement, l'architecture d'un lieu... ou un mouvement de caméra, suffisent à faire comprendre l'intention d'un personnage ou d'une scène, alors je n'hésite pas, je coupe dans le texte."

Une bonne nouvelle

Laurent Achard évoque le changement opéré par rapport au livre concernant le personnage de la bonne : "Findley l'a représenté sous les traits d'une femme noire. Elle porte donc tout le passé historique de l'esclavage. Ayant transposé l'histoire dans la France d'aujourd'hui, il me paraissait difficile d'en trouver une équivalence. Le choix d'en faire un personnage d'origine maghrébine est purement personnel et intuitif... Je me suis donc gardé de faire des allusions directes à notre passé colonial ou à la situation des immigrés dans notre pays. Si Malika doit cristalliser une figure, c'est celle de l'Etrangère, de l'individu déraciné, ou qui se sent déraciné."

Laurent Achard fait marcher son Cervo

Pascal Cervo, comédien qu'on a souvent vu dans des films relatant de sombres histoires de familles (Les Amoureux, Peau d'homme, coeur de bête) était déjà l'un des héros du premier long métrage de Laurent Achard, Plus qu'hier, moins que demain. (AlloCine)


Bande-annonce.

Echo Park, L.A. (2006)


Sortie en France 05 juillet 2006
Titre original : Quinceañera
USA
Réalisateur : Richard Glatzer, Wash Westmoreland
Drame
90 mn

Distribution :

Emily Rios (Magdalena), Chalo Gonzalez (Oncle Tomas), Jesse Garcia (Carlos), Terah Gisolo (La Fille Punk), Carmen Aguirre (Tante Sylvia), Art Aroustamian (Le Patron De Carlos), Alicia Flamenco (Tante Isabella), David W. Ross (Gary), Ramiro Iniguez (Herman), Araceli Guzman-Rico (Maria), Jesus Castanos (Ernesto), Johnny Chavez (Walter), Alicia Sixtos (Eileen), Aris Mendoza (Jasmine), Dane Rosselli (Simon), James Claude (Stephen).

Synopsis :

Magdalena vit au sein de la communauté latinos d'Echo Park, un quartier de Los Angeles. Avec ses parents, elle prépare sa quinceañera : la grande célébration qui aura lieu pour l'anniversaire de ses quinze ans, une tradition encore très vivace au sein de la communauté latino-américaine. Quelques mois avant la cérémonie, elle tombe enceinte. Rejetée par son père, elle est hébergée par son grand oncle Thomas et son cousin Carlos. Ces quelques mois de vie commune marqueront un tournant dans la vie de chacun tout comme le quartier d'Echo Park , lui aussi en profonde mutation.

Secrets de tournage.

Le Festival du Film de Sundance

Echo Park L.A présenté lors du Festival du Film de Sundance a été largement plébiscité. Le film est reparti auréolé du Grand Prix du Jury, ainsi que du prix du public.

Genèse

C'est en janvier 2005 que l'idée de faire un film sur la Quinceañera a germé dans l'esprit de Wash Westmoreland et Richard Glatzer. Même si au cours de ces dernières années, ils ont pu constater l'évolution de leur quartier, avec l'arrivée des communautés artistiques et homosexuelles, cette célébration est toujours aussi importante pour la population d'Echo Park.
Le projet a évolué très rapidement, en trois semaines le duo de réalisateur-scénariste mettait la dernière touche à leur scénario. Désireux de mettre à jour leur projet rapidement et pour un coût minime, ils ont décidés de le tourner au sein même de leur quartier. Tous les habitants d'Echo Park ont ainsi contribué au bon déroulement du tournage en apportant une aide de toute sorte : cuisine, costume, décors...

La "Quinceañera"

La Quinceañera, qui est aussi le titre original de Echo Park L.A, représente la fête qui célèbre l'entrée dans l'adolescence au moment du quinzième anniversaire de la jeune fille. Etape importante dans la vie des membres de la communauté latino-américaine vivant à Echo Park, un quartier de Los Angeles. Les réalisateurs, Richard Glatzer et Wash Westmoreland ont été immergé dans cette célébration pour la première fois en 2004. Invités en tant que photographes officiels de celle de leur voisine, ils ont pu assister à toute la préparation. Par exemple, chaque dimanche avant le grand jour, une douzaine de jeunes filles apprenaient à valser dans l'arrière-cour de la maison. Les réalisateurs ont ainsi pris conscience de l'importance de l'événement pour laleur voisine ainsi que pour tous ses proches.

Une tradition religieuse

La Quinceañera trouve ces origines dans la religion, et plus précisément au sein de la civilisation Aztèque. Cette dernière considérait que le quinzième anniversaire symbolisait le passage de l'enfance à l'âge adulte, la fille devenant ainsi aux yeux de sa tribu une femme. Cette idée est toujours présente dans la communauté latino-américaine. Aujourd'hui, le lieu de la cérémonie (une église) et l'iconographie de la Vierge Marie utilisée, lie la Quinceañera à la religion catholique.

Casting

C'est un casting très hétérogène que l'on peut retrouver dans Echo Park L.A. Richard Glatzer et Wash Westmoreland ont ainsi décidé de confier certains des rôles à de simple inconnus, habitants le quartier d'Echo Park, comme Alicia Flamenco. Emily Rios et Jesse Garcia, deux des rôles principaux, font aussi leur premier pas devant la caméra aux côtés d'acteurs plus confirmés tels que Chalo Gonzalez (Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia) ou Carmen Aguirre (Bêtes de scène). (AlloCine)


Bande-annonce.

L'Homme de sa vie (2006)


Sortie en France : 11 Octobre 2006
France
Réalisatrice : Zabou Breitman
Comédie dramatique
114 mn

Distribution :

Bernard Campan (Frédéric), Charles Berling (Hugo), Léa Drucker (Frédérique), Jacqueline Jehanneuf (Jacqueline), Eric Prat (Guillaume), Niels Lexcellent (Arthur), Anna Chalon (Capucine), Antonin Chalon (Mathieu), Léocadia Rodriguez-Henocq (Jeanne), Caroline Gonce (Ilse), Aurélie Guichard (Lucinda), Philippe Lefebvre (Benoît), Angie David (Anne-Sophie), Gabrielle Atger (Pauline).

Synopsis :

Comme chaque été, Frédéric et sa femme Frédérique (aussi) vont passer les vacances dans leur grande maison perdue au milieu de la Drôme, avec une bonne partie de leur famille.
Un soir, ils invitent à dîner Hugo, leur nouveau voisin, qui affiche avec amusement son homosexualité. Hugo et Frédéric, restés seuls à discuter de l'amour jusqu'à l'aube, vont nouer une relation qui va jeter le trouble dans leur coeur et dans leur entourage...

Secrets de tournage.

La co-écriture

Déjà expérimentée lors de la préparation de son premier film, Se souvenir des belles choses avec Jean-Claude Deret, Zabou Breitman a de nouveau eu recours à la co-écriture pour le script de son nouveau film. Cette fois, elle s'est attachée les services d'Agnès De Sacy, la scénariste du premier film de Valeria Bruni Tedeschi, Il est plus facile pour un chameau.... Cet exercice à quatre mains plaît beaucoup à l'actrice-réalisatrice : "J'adore co-écrire. Je trouve ça magnifique. Agnès m'a poussé dans mes derniers retranchements, me forçant à répondre à des questionnements auxquels je résistais. Je n'y arrivais pas. Elle m'a ainsi conduite à prendre des options que je n'aurai jamais prises sans elle. Et puis, en plus de son humour et de son intelligence, elle a aussi une qualité primordiale, la bienveillance".

Zabou Breitman réalisatrice, selon Charles Berling

Charles Berling découvrait l'univers de la réalisatrice, il a tout de suite été accroché par le script qui l'a "bouleversé aux larmes. Bouleversé par le désir de liberté du personnage et la difficulté inhérente à cette quête. Ce rôle est arrivé dans ma vie à un moment où le défi, le problème qu'il pose me concernait intimement". Etre acteur sous la direction de Zabou Breitman l'a enchanté, puisque toutes ses attentes en tant que comédien ont été comblées : "A savoir, la fermeté nécessaire pour que, au moment où l'acteur manque de courage, où il est paresseux, désemparé, il ne soit pas seul face à ses doutes. Elle (Zabou Breitman) a une façon claire d'indiquer la voie où trouver sa liberté et instaure d'emblée la confiance car elle ne craint pas de s'exposer. De sorte qu'on partage avec elle l'émotion, une émotion qu'elle a choisi de faire passer par un langage fort. Chez Zabou, le fond et la forme se rejoignent et c'est ainsi que je conçois la mise en scène".

Retrouvaille Bernard Campan/Zabou Breitman

Avec L'Homme de sa vie, Bernard Campan retrouve la réalisatrice qui lui avait donné son premier grand rôle dramatique en 2002. Cette année-là, Zabou Breitman réalisait son premier film, Se souvenir des belles choses, dans lequel l'Inconnu incarnait Philippe, un homme de quarante ans amnésique depuis un accident de voiture qui avait coûté la vie à sa femme et son fils. Ce rôle avait d'ailleurs valu à Bernard Campan une nomination pour le César du meilleur acteur en 2003.

Retrouvaille Zabou Breitman/Léa Drucker

Léa Drucker et Zabou Breitman ont déjà partagé l'affiche d'un film, mais en tant qu'actrice. Elles s'étaient retrouvées toutes les deux sur le plateau de tournage de Narco, la comédie tournée en 2003 par Gilles Lellouche et Tristan Aurouet.

Des personnages sans passé

Dans L'Homme de sa vie, la réalisatrice Zabou Breitman ne définit pas la fonction, ni le passé de ses personnages. Elle avance plusieurs raisons : "On sait vaguement que l'un est chimiste et l'autre est graphiste, mais on pourrait les intervertir. Au casting, je me suis attachée à ce que les personnages de Frédéric (Bernard Campan) et Hugo (Charles Berling) soient absolument interchangeables. Frédéric et Frédérique (Léa Drucker) portent d'ailleurs le même nom. En parlant des trois, je parle de la même personne. Chacun porte en lui un tiers de l'autre. Lorsque Frédéric est à côté d'un homme, il a l'air plus féminin et lorsqu'il est à côté d'une femme, plus masculin".

L'appréhension de Léa Drucker

La jeune actrice revient sur sa collaboration avec les deux acteurs principaux, Bernard Campan et Charles Berling. Jouant la compagne de Frédéric (Bernard Campan), elle ne partage que peu de scènes avec Hugo (Charles Berling). Elle s'est néanmoins sentie "très soutenue, très entourée. Elle appréhendait toutefois les scènes intimes avec son partenaire, car "c'était une première. "Il fallait que je le touche, que je sois affectueuse. Au début des répétitions, j'avais l'impression que mes gestes pesaient des tonnes". Afin de faciliter l'adaptation de sa comédienne, la réalisatrice a délibérément choisi de placer ses séquences en fin de tournage. Ainsi, après deux mois de travail en commun, les deux acteurs se connaissaient mieux, favorisant ainsi la complicité.

Une thérapie pour Bernard Campan

L'acteur a beaucoup appris sur ce film : "J'en ai apprécié son approche non manichéenne. Les personnages sont en quête de leur identité. Et cette quête m'a conforté dans l'idée que réduire l'homme à une image, toute bonne ou toute mauvaise, l'éloigne de l'humain. Je me demande si je ne suis pas un peu hermétique à certaines choses et si, grâce à ce film, je ne me serai pas ouvert".

Laurent Korcia, violoniste

Le talentueux violoniste français, compagnon de Julie Depardieu à la ville, a composé la musique originale du quatuor. Il a également interprété "La Cumparsita" de Gerardo Matos Rodriguez, écrite en 1916 par ce grand compositeur de tango, créditée au générique en tant que musique additionnelle. Ce n'est pas le premier film auquel il participe puisqu'il a travaillé sur la bande originale du Journal et apparaît aussi au générique du film de Bruno Monsaingeon, L'art du Violon. (AlloCine)


Bande-annonce.

Julien Doré

Julien Doré en garçon sensible dans son dernier clip: et vous, qu'en pensez-vous ?

Entouré de deux garçons imberbes en short, l’ex-vainqueur de «Nouvelle Star» joue les garçons sensibles dans son délirant nouveau clip. En fait-il trop ? Regardez… 

Julien Doré aime jouer les garçons sensibles, brouiller les pistes (on se rappelle encore de ses reprises décalées de Madonna, Britney ou encore Alizée, de sa couv' de TÊTU). C’est aussi et surtout un adepte des délires à prendre au 36e degré, façon Philippe Katerine. Dans son nouveau clip, Kiss Me Forever, premier extrait de son deuxième album, Bichon, dont la sortie est prévue le 21 mars, le chanteur est plus ambigu que jamais.

On retrouve notre Julien Doré sans sa barrette, mais un bichon dans les bras, au beau milieu d’un lotissement, entouré de deux grands gringalets imberbes en shorts rouge ! Ensemble, ils effectuent une chorégraphie totalement ridicule en rythme avec la chanson. Et le pire, c’est que ça devient entraînant !

Un duo prometteur intitulé Homosexuel.

Les paroles de Kiss Me Forever sont assez obscures: «t'étais comme un enfant qu'on déguise, tu pleures et pleures encore…» De quoi parle Julien Doré au juste ? D'un personnage homo? Mystère. En tout cas, son nouvel album, résultat de multiples collaborations (Arman Méliès, Dominique A, Philippe Katerine, Françoise Hardy) renferme un duo prometteur intitulé Homosexuel avec Yvette Horner ! (Têtu


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