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Homosexualité au cinéma


Homosexualité au cinéma

L’homosexualité au cinéma consiste à montrer au cinéma des situations où l'homosexualité, sous toutes ses formes, est présente et non-dissimulée.

Longtemps quasi-inexistante ou censurée, c'est une thématique qui ne s'est développée vraiment au cinéma qu'à partir des années 1960, marquées par la libération des mœurs.

Plus qu'en littérature peut-être, l'homosexualité a eu au cinéma une fonction marquée de revendication. Cela tient au fait que ce moyen d'expression s'est développé dans cette période de libération des mœurs, mais aussi peut-être à ce que les images permettent de toucher plus directement le public. Néanmoins, la présentation de l'homosexualité, sous toutes ses formes, ne se résume pas à son illustration ou à sa défense. Le tournant en ce domaine, grand-public, semble avoir été atteint en 2006 par Le Secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee qui, par son succès mondial, le nombre impressionnant de récompenses et les réactions qu'il a déclenchées, a permis sans doute d'atteindre une nouvelle dimension à ce genre, un impact social avec un vaste écho. Deux ans plus tard, avec Harvey Milk de Gus Van Sant, pour lequel Sean Penn remporte l'Oscar du Meilleur acteur, « c'est le premier film hollywoodien grand public où le personnage est gay sans s'excuser de l'être ».

Les formes que peut prendre l'homosexualité au cinéma sont donc, de façon schématique, au nombre de trois :

* revendicatrice : c'est une fonction bien représentée à partir des années 1990. Citons en vrac Fucking Åmål, Before Night Falls, Memento Mori (qui peut paraître timide à des yeux occidentaux mais marque un grand pas en avant en Corée du Sud)

* esthétique : on a un prototype de cette homosexualité « distanciée » avec Persona d'Ingmar Bergman, où tout se résume à un jeu de reflets, d'ombres et d'illusions ; le même fonctionnement se retrouve dans Mulholland Drive de David Lynch

* jouissive : cette dernière fonction peut inspirer le meilleur comme le pire, du Théorème de Pier Paolo Pasolini au Caravaggio de Derek Jarman en passant par Tabou de Nagisa Ōshima. Il s'agit souvent (mais pas toujours) de films faits par des homosexuels pour un public homosexuel, ce qui les rend parfois un peu répétitifs.

Proches de la fonction revendicatrice mais un peu à part, certains films se contentent de montrer sans vraiment juger, comme My Beautiful Laundrette de Stephen Frears. (Wikipédia)

lundi 6 décembre 2010

Drôle de Félix (2000)


Sortie en France 19 Avril 2000
France
Réalisateurs : Olivier Ducastel,  Jacques Martineau
Comédie dramatique
95 mn

Distribution :

Sami Bouajila (Félix), Patachou (Mathilde), Ariane Ascaride (Isabelle), Pierre-Loup Rajot (Daniel), Charly Sergue (Jules), Maurice Bénichou (Le Pêcheur), Philippe Garziano (Le Cheminot), Christiane Millet (La Patiente En Bi-Thérapie), Didier Mahieu (Le Copain Syndicaliste), Aliette Langolff-Colas (La Secrétaire Des Assedic), Arno Feffer (L'Homme De La Pentathérapie), Clément Dupré (L'Ado Au Cerf-Volant), Daniel Lesur (Le Patron Du Bar), Stefan Godin (Voix De L'Acteur Du Soap).

Synopsis :

Pour faire la rencontre de son père qu'il ne connaît pas, un jeune Dieppois se rend à Marseille. Il choisit l'auto-stop comme moyen de transport et n'hésite pas à emprunter des chemins de traverse. Parti pour faire la connaissance de son père réel, c'est en fait une famille idéale que Félix se construit tout au long de son trajet : un petit frère, une grand-mère, un cousin, une soeur...

Secrets de tournage.

L'envie d'Olivier Ducastel :

« D'une part, nous (Olivier Ducastel et Jacques Martineau) ne voulions pas être étiquetés " réalisateurs de comédies musicales ". D'autre part, nous voulions tourner assez vite un deuxième film, or, une comédie musicale demande beaucoup de temps. Enfin, nous avions envie de nous confronter davantage au travail avec les acteurs sur le tournage. Pour Jeanne..., ce travail s'était surtout déroulé avant le tournage, lors des nombreuses étapes d'élaboration : enregistrement des chansons, répétitions des chorégraphies, etc. »

Ariane Ascaride (Isabelle) :

Actrice fétiche de Robert Guédiguian, Ariane Ascaride a joué sous sa direction dans Dernier Eté (1980), Rouge Midi (1985), Dieu vomit les Tièdes (1989), A la Vie, à la Mort (1995), Marius et Jeannette (1997) et A la Place du Cœur (1998).
Elle est apparue dans deux films de Dominique Cabreira, L'Autre Côté de la Mer (1997) et Nadia et les Hippopotames (1999). Ariane Ascaride a également participé à Nag la Bombe de Jean-Louis Milesi, scénariste attitré de Guédiguian.

Olivier Ducastel explique le choix de Sami Bouajila :

« Nous l'avons vu pour la première fois dans Bye-bye de Karim Dridi, où il nous avait emballés par la richesse de son jeu, son élégance, sa sincérité, beaucoup de qualités qui nous ont touchés. Nous avons pensé à lui en priorité pour Félix, et quand nous l'avons rencontré, il nous a paru évident qu'il inventerait un Félix correspondant à l'idée que nous nous faisions du personnage. »

Pierre-Loup Rajot (Daniel) :

Après quelques apparitions dans les films de Claude Sautet (Garçon !), Maurice Pialat (A Nos Amours), Nadine Trintignant (L'Eté Prochain), Ariel Zeitoun (Souvenirs, Souvenirs) et Gérard Vergez (Bras de Fer), Paul-Loup Rajot a notamment joué dans Cheb (Rachid Bouchareb, 1991), Au Petit Marguery (Laurent Bénégui, 1995) et La Nouvelle Eve (1999). (AlloCine)


Bande-annonce.

Le Droit du plus fort (1975)


Sortie en France mai 1975
Titre original : Faustrecht Der Freiheit
Allemagne de l'Ouest
Réalisateur : Rainer Werner Fassbinder
Drame
123 mn

Distribution :

Rainer Werner Fassbinder (Franz Biberkopf), Karlheinz Böhm (Max), Peter Chatel (Eugen Thiess), Harry Baer (Philip), Ulla Jacobson (La Mère D'Eugen), Adrian Hoven (Le Père D'Eugen), Barbara Valentin (Non Crédité (La Femme De Max), Ingrid Caven (La Chanteuse Au Bar), Christiane Maybach (Hedwig), Kurt Raab (Wodka-Peter), Rudolf Lenz (Dr Siebenkass), Karl Scheydt (Klaus), Peter Kern (Le Fleuriste), Walter Sedlmayr (Un vendeur de voitures).

Synopsis :

Forain, Franz Biberkopf, dit "Fox", est au chômage, sa baraque vient d'être fermée par la police. Dans les toilettes publiques, il fait la connaissance de Max, un marchand d'antiquités qui le présente à Eugen, un "fils de bonne famille". Les deux jeunes gens s'éprennent l'un de l'autre. Eugen se sépare de son ami Philipp. Franz gagne le gros lot à la loterie. Ensemble, ils s'installent dans un appartement qu'Eugen, homme raffiné, équipe tandis que Franz en paiera le loyer. Une autre partie de la somme doit permettre aux parents d'Eugen de relancer leur imprimerie. En retour, Eugen achète des vêtements à la mode et enseigne à son ami les bonnes manières. L'argent s'épuise, les barrières de classe demeurent. Eugen escroque Franz en lui retirant sa part dans l'entreprise familiale et ses droits à l'appartement. Ils se quittent, Eugen retrouve Philipp. Franz, désespéré, presque ruiné, absorbe des tranquillisants. L'overdose lui sera fatale. Dans les couloirs d'une station désertée, deux gosses trouvent le corps de Franz; ils lui font les poches et disparaissent. Max et un ancien ami de Franz passent et s'éclipsent rapidement... (Media G)


Bande-annonce.

Douches froides (2005)


Sortie en France 22 juin 2005
France
Réalisateur : Antony Cordier
Drame
102 mn

Distribution :

Johan Libéreau, Salomé Stévenin, Florence Thomassin, Jean-Philippe Écoffey, Claire Nebout, Aurélien Recoing, Pierre Perrier, Camille Japy, Denis Falgoux

Synopsis :

Douches froides, c'est l'histoire d'un trio d'adolescents. C'est également l'histoire de parents pauvres face à des parents riches.
On y explore les problèmes cruciaux des jeunes gens de 17 ans : Comment supporter une mère qui coupe l'électricité à la maison pendant deux semaines ? Qui est le plus fort du judoka ou du karateka ? Peut-on reprocher à son père de trop picoler ? Comment perdre huit kilos en six semaines ? Comment faire sortir le reste d'un tube de dentifrice vide ? Y a-t-il vraiment des gens qui désirent les catastrophes ? Comment aller à l'hôtel faire l'amour à trois ?

Secrets de tournage :

Dans le bain cannois

Douches froides a été présenté en 2005 au Festival de Cannes, dans le cadre de la Quinzaine des Réalisateurs.

Premier de Cordier

Douches froides est le premier long métrage du Tourangeau Antony Cordier. Issu d'un milieu ouvrier, il étudie le cinéma à la FEMIS, en section montage. En 2000, il tourne son film de fin d'études, Beau comme un camion, un documentaire, primé à Clermont-Ferrand, dans lequel il interroge différents membres de sa famille à propos de leur rapport au travail et aux études. En 2001, il signe un court métrage qui, comme Douches froides, conte une histoire d'amour sur fond de lutte des classes. Ce court, comme son premier long, sont produits par Why Not, la société qui finance, entre autres, les films de Desplechin, Podalydès ou encore Richet.

Les intentions du cinéaste

"Le monde ouvrier accorde beaucoup d'importance à la notion d'effort, de sacrifice : il faut souffrir dans la vie, il faut en baver. Je voulais voir jusqu'où ça pouvait nous mener, cette logique du sacrifice, dans tous les domaines, et en particulier dans le domaine du coeur. Qu'est-ce qu'on a à sacrifier en amour ? Pourquoi ? Quel plaisir est-ce que ça peut procurer ?"

Les comédiens

Le héros du film est interprété par Johan Libéreau, qui fait dans Douches froides ses premiers pas au cinéma : "C'est quelqu'un qui vient de la rue, comme on dit, ce n'est pas un comédien de profession : il a fait de la chaudronnerie, de la pâtisserie...", précise le cinéaste, qui avait dû faire un casting de 250 garçons, pendant un an et demi, pour trouver son Mikael. Libéreau a passé son casting en même temps que Pierre Perrier, qui incarne son ami/rival Clément dans le film. Pendant leurs essais, se souvient Antony Cordier, "il y avait entre leurs deux personnages (...) une opposition intelligente, pleine de fascination mutuelle. On sentait que Johan enviait la prestance de Pierre, qui lui-même enviait l'aspect canaille de Johan. Ce n'était pas la lutte des classes, ni les bons contre les méchants, c'étaient deux formes masculines opposées de la séduction, donc c'était parfait."

Duo d'athlètes

Si Johan Libéreau est un débutant, sa jeune partenaire est connue des cinéphiles : fille du comédien Jean-François Stévenin, Salomé Stevenin a déjà joué entre autres dans Love me de Laetitia Masson (2000) et Mischka réalisé par son père en 2002. A propos du travail avec les deux comédiens, le cinéaste note : "Johan et Salomé sont fondamentalement différents, que ce soit socialement, mentalement ou dans leur façon d'appréhender la vie quotidienne, et au tournage on pouvait s'appuyer sur cette différence (...) Pendant le montage, j'ai lu une phrase de Jacques Piasenta qui m'a fait pensé à mes deux petits acteurs : il comparait deux athlètes qu'il avait entraînées. Eh bien Johan et Salomé, c'est comme Marie-José Pérec et Christine Arron : l'un dit tout le temps oui, et l'autre dit tout le temps non, mais ce sont des bêtes de compétition."

Nebout-Recoing, entre orages et douches

Les parents de Clément son interprétés par Aurélien Recoing et Claire Nebout, deux comédiens qui étaient déjà mari et femme dans Trois couples en quête d'orages, sorti en salles en avril 2005, quelques semaines seulement avant Douches froides.

Les ados, les sens

Si les protagonistes de Douches froides sont des adolescents, le cinéaste se défend de faire un portrait sociologique des jeunes gens d'aujourd'hui : "Jamais il n'a été question de faire une chronique naturaliste de l'adolescence, surtout pas ! (...) Non, ce qui m'intéresse, ce sont les différences, et à 17 ans, la question de la différence se pose de manière très crue -la différence sociale, la différence sexuelle... A la limite, oui, ce qui m'intéressait, c'est qu'à l'adolescence, on peut être très libre sexuellement, très partant pour expérimenter des "figures". Faire l'amour à trois, ça ne veut pas forcément dire qu'on est partouzeur dans l'âme, ça peut juste vouloir dire qu'on a un rapport très sensuel aux amitiés... et qu'on cherche les limites et le sens de sa propre sexualité. Et puis, à 17 ans, on peut encore voir la sexualité comme une performance. Le nombre, la durée, les positions, l'endroit où "on l'a fait", ça a de l'importance. Je trouve que c'est touchant."

Au tapis

Antony Cordier explique pourquoi il a choisi de situer son film dans l'univers du judo : "Si j'ai commencé à écrire sur le judo, c'est parce qu'il s'agit du sport que je connais le mieux, pour l'avoir longtemps pratiqué, mais j'avais donc l'idée de changer de sport en cours d'écriture, de parler d'athlètes par exemple. Mais l'histoire du régime que s'impose Mickael a pris tellement d'importance que le judo est devenu indéboulonnable (...) une équipe de judo, c'est comme une microsociété utopique où les handicaps de poids (beaucoup trop léger, un peu obèse...) deviennent des avantages... On ne voit jamais de judo au cinéma, mais, en France, c'est le 3e sport en nombre de licenciés." Un des rares films français récents dans lesquels on peut assister à des scènes de combats de judo (entre enfants) est L'Emploi du temps de Laurent Cantet avec, déjà, Aurélien Recoing.

Cabrera de l'autre côté de la caméra

L'infirmière compréhensive qui dialogue avec Vanessa est interprétée par une réalisatrice, Dominique Cabrera, auteur entre autres de L'Autre Côté de la mer et Le Lait de la tendresse humaine. Elle avat déjà fait l'actrice dans Un petit cas de conscience de Marie-Claude Treilhou.

Meet Polly Jean

Le poème étudié en cours d'anglais au début du film est en fait une chanson de PJ Harvey, grande figure du rock féminin britannique. Il s'agit du morceau Meet ze monsta, qui figure sur l'un des plus fameux albums de la chanteuse, To bring you my love (1995). A propos de chanteuse, signalons par ailleurs que la bande-originale de Douches froides comporte plusieurs morceaux extraits de premier album (en anglais) d'une célèbre actrice française : Julie Delpy. (AlloCiné)


Bande-annonce.

Dernier été à New Ulm (1995)


1995
Titre original : The Toilers And The Wayfarers
USA, Allemagne
Réalisateur : Keith Froelich
Drame
75 mn

Distribution :

Matt Klemp, Ralf Schirg, Andrew Woodhouse, Jerome Samuels, Joan Wheele, Michael Glen, Ralph Jacobus, Douglas Blacks,  Anthony C. Paul, Johanna Stucki, Alex Cole, Michael A. Sward, Kevin Burns, Scott Bukowski,  James Hulbert,  Daniel Ayers, Mischy Ayers, Christine Ayers, Louis Stadick, Harlan Schulz, Stan Windhorn, Elmer Scheid, Heinz Schwerman, Karen Manion,  Michael Tabor, Janice Hout, Elizabeth Ayers, Tom Kreager, Kevin White, Ben Bowman, Richard Runck, James Newman, John Meadley, Keith Froelich, Cletus G. Goblirsch

Synopsis :

Dieter et Philip sont deux adolescents de la communauté allemande de New Ulm, Minnesota. Parce qu'il leur est impossible de vivre leur sexualité au sein de cette société rigide et austère, Philip décide de partir pour la grande ville, Minneapolis. Tandis que solitude et prostitution deviennent le quotidien de Philip, Dieter, resté à New Ulm, se laisse débrider par Udo, un jeune allemand peu soucieux du puritanisme local...


Bande-annonce.




Comme un frère (2005)


Année de Production 2005
France
Réalisateur : Cyril Legann, Bernard Alapetite
Drame
56 mn

Distribution :

Benoît Delière (Sébastien / Zack), Thibault Boucaux (Romain), Johnny Amaro (Bruno), Adeline Ishiomin (Marine), Amandine Maugy (Sophie), Michel Derville (le père de Sébastien), Gaétan Borg (Laurent), Patrick Esilva (David), Jean-Christophe Bouvet (l'admirateur), Christian Guidicelli (l'homme du métro)

Synopsis :

Sébastien vient de quitter La Baule pour s'installer à Paris. Il a totalement changé d'apparence et se fait désormais appeler Zack. D'adolescent timide et renfermé, il est devenu un jeune homme qui aime séduire et se mettre en valeur. Pourtant quelque chose dans son passé n'est pas toute à fait résolu : épris de son meilleur ami, il a vécu une histoire d'amour contrariée qui le poursuit malgré lui.

Le Clan (2004)


Année de production 2003
Sortie en France16 juin 2004
France
Réalisateur : Gaël Morel
Drame
90 mn

Distribution :

Stéphane Rideau (Christophe), Nicolas Cazalé (Marc), Thomas Dumerchez (Olivier), Salim Kechiouche (Hicham), Bruno Lochet (Le Père), Vincent Martinez (Le ''professeur''), Aure Atika (Emilie), Jackie Berroyer (Robert).

Synopsis :

Le portrait de trois frères en trois chapitres.La première partie s'ouvre sur Marc, 22 ans, le cadet ; le frère ennemi, celui qui vit dans l'adulation de Christophe, son aîné, et le mépris d'Olivier, le benjamin.La seconde partie se poursuit avec Christophe, 26 ans, de retour de prison, en phase de réinsertion, prêt à tout, même à trahir ses idéaux de jeunesse pour rentrer dans les rangs de la société. Un frère qui ne correspond plus à l'image qu'idolâtrait Marc.Et pour finir, il y a Olivier, 17 ans, le benjamin, celui qui ira encore voir ailleurs avec un autre frère, un frère de substitution ; Hicham, 21 ans.Avec en filigrane une vengeance qui, d'abord bénigne, prendra des proportions tragiques, se dessinent trois portraits contrastés, l'histoire de trois frères que les circonstances obligeront à se positionner définitivement l'un par rapport à l'autre.

Secrets de tournage.

Un univers masculin

La parole à Gaël Morel, le réalisateur du film : "Le sujet du film est résolument la masculinité, ou plus exactement les diverses formes de masculinité que je connais. En général dans les films français l'homme essaye de s'affirmer en se débrouillant avec maîtresse, copine et épouse : on y traite toujours la femme comme un problème...Dans une première version de mon scénario, il y avait des personnages féminins (...) qui étaient en fait des faire-valoir. Les retrancher a été très volontaire...Je dis ça parce que certains s'en étonnent comme si je ne l'avais pas fait exprès !"

Un film sur l'homosexualité ?

Le réalisateur se défend d'avoir fait un film sur l'homosexualité. "Mon film n'est pas plus pour les homos que 8 femmes n'était pour les lesbiennes." explique Gaël Morel. (...) "Aujourd'hui les garçons sont de moins en moins prédéterminés. Je n'aime pas les films où le suspense est organisé autour de l'homosexualité d'un personnage, où le coming out est un sujet fort. Se dire homo, c'est dépassé : se voir homo, c'est la réalité aujourd'hui. Comme dans la série Oz, l'homosexualité n'est pas un coup de théâtre."

Un travail sur l'expressivité des visages

Le réalisateur préfère ne pas donner aux comédiens des indications sur l'attitude de leurs personnages, mais au contraire "sur des occupations physiques, des déplacements." Et ilajoute : "Comme il y a beaucoup de mouvements, très millimétrés, et que l'on répète beaucoup, ils s'approprient complètement ces indications, si bien que d'une part leurs regards sont habités par des choses que je ne leur ai pas demandées, et que d'autre part le travail de la mise en scène fait front avec eux. Ainsi, le spectateur capte leurs singularités, remarque leur démarche, leur façon de se retourner, d'être à l'autre. C'est grâce à ce dispositif que j'atteins à cette érotisation du corps masculin qui m'est toujours attribuée. (Allociné

Rapport à l'homosexualité :

Le plus jeune des 3 frères est gay.

Notes :

La forme de triptyque confère au scénario un coté un peu décousu. Chaque histoire essaye de former un tout en s’assemblant aux autres : 3 courts métrages pour un long métrage. L’ensemble nous plonge dans un univers homo érotique particulièrement soigné : la caméra de Gaël Morel s’attarde sur les corps de ses beaux acteurs et filme une succession de situations qu’on croirait une à une empruntées à l’univers des fantasmes gays (corps bodybuildés sortant d’une salle de sport, lutte entre mecs, vestiaires, proximité des mecs…).
La dernière partie est consacrée à l’émancipation d’Olivier, le plus jeune des 3 frères. Une belle histoire qui tranche fraîchement avec la violence ou l’insertion sociale des 2 premières parties. Son homosexualité y est abordée avec une légèreté salvatrice.
Loin des clichés éculés sur les gays, on se demande parfois si ce ne sont pas les clichés sur la banlieue et les « caillera » qui ne seraient ici surexploités...(Media-G)


Bande-annonce.

Billy's Hollywood Screen Kiss (1998)


Sortie en France 30 décembre 1998
USA
Réalisateur : Tommy O'Haver
Comédie, Romance
92 mn

Distribution :

Sean Hayes (Billy Collier), Brad Rowe (Gabriel), Richard Ganoung (Perry), Meredith Scott Lynn (Georgiana), Matthew Ashford (Whitey), Armando Valdes-Kennedy (Fernando), Paul Bartel (Rex Webste), Carmine Giovinazzo (Gundy), Holly Woodlawn (Holly), Mark Allen Anderson (Peter), Bonnie Biehl (Connie Rogers), Chad Boardman, Les Borsay, Christopher Bradley (Andrew), Robbie Cain (Joshua), Kim Campoli (Natalie), Rodney Chester, Mark Conley (Raymond), Eric Davenport, Kimiko Gelman (Donna), Annabelle Gurwitch, Niles Jenson, Michelle Karen, Mr. Dan, Shawn Nicholson, Shanti Reinhardt, Jamie Spencer, Aaron Wilde

Synopsis :

Billy Cordier, photographe débutant à Hollywood, traverse une mauvais passe sentimentale et professionnelle. Encouragé par ses proches, il se lance dans un nouveau projet artistique : réaliser une série de photos mettant en scène les plus célébres baisers du cinéma, l'originalité étant que tous les modèles seront des hommes. Après avoir fait le tour de ses amis, des amis de ses amies et des drag-queens, il trouve enfin celui qu'il cherchait : Gabriel, un jeune musicien. Il se lie d'amitié avec lui, mais ne parvient pas à éclaircir un mystère : est-il Gay ou Hétéro ?


Bande-annonce.

Aka (2002)


2002
Grande-Bretagne
Réalisateur : Duncan Roy
Drame, Romance
123 mn

Distribution :

Matthew Leitch (Dean Page), Diana Quick (Lady Gryffoyn), George Asprey (David), Lindsey Coulson (Georgie), Blake Ritson (Alexander Gryffoyn), Peter Youngblood Hills (Benjamin), Geoff Bell (Brian Page), Hannah Yelland (Camille Sturton), Daniel Lee (Jamie Page), Bill Nighy (Oncle Louis Gryffoyn), David Kendall (Lee Page), Fenella Woolgar (Sarah), Sean Gilder (Tim Lyttleton), Robin Soans (Neil Frost), Stephen Boxer (Dermot)

Synopsis :

Angleterre, 1978. Dean Page, un adolescent insatisfait, mène une vie morne. Après une dispute, ses parents le jettent dehors. Dean rend visite à Lady Tryffoyn, une cliente de sa mère qui lui donne un job dans sa galerie et il prend ainsi assez vite goût à la vie de luxe. Il se fait passer pour son fils et dépense de l'argent avec des cartes de crédit volées. Dean fait la connaissance de Benjamin, un gigolo américain, qui l'initie dans les milieux fortunés de Paris. Il fait des avances à l'oncle américain de Benjamin, le riche aristocrate David Glendenning...


Extraits.

L'Eté de mes 17 ans (2004)


2004
Titre original : 17 sui de tian kong
Autre titre : Formula 17
Réalisateur : Chen Yin-Jung
Taïwan
93 mn

Distribution :

Tony Yang (Tien), Duncan Lai (Bai Tieh-nan), Chin King (Yu), Dada Ji (C.C.), Jimmy Yang (Alan), Jason Chang (Jun), Ladder Yu (Kevin), Guan-Jie Huang (Jay), Tze-Long Yang, Jeff Locker (Ray)

Synopsis :

Un jeune homme de 17 ans est à la recherche du grand amour sous le soleil très chaud de Tapei, mais il se surprend lui-même à tomber amoureux du plus grand playboy du coin. Sera-t-il capable de transformer le playboy en parfait amoureux fidèle ? FORMULA 17 est la recette gagnante pour un été tout en chaleur! Un succès international au box-office !


Extraits :


Ronde de nuit (2005)


Année de production 2005
Sortie 15 février 2006
Titre original : Ronda Nocturna
Argentine
Réalisateur : Edgardo Cozarinsky
Drame
81 mn

Distribution :

Gonzalo Heredia, Diego Trerotola Premier client de drogue), Gregory Dayton (L'inspecteur de police), Mariana Anghileri (Cecilia), Rafael Ferro (Mario), Darío Tripicchio (Carlitos), Susana Varela (La fleuriste), Román Chaploski (Ambassadeur), Jana Bokova, Diego Cunill, David Solana, Marcelo Iglesias, Milita Brandon, Maria Bulacio

Synopsis :

Buenos Aires, la nuit. Victor, à peine sorti de l'adolescence, déambule dans les rues de son quartier. Protégé par un inspecteur de police, il partage son temps entre racolage, drague dans les saunas de luxe et soirées privées. Suite à sa rencontre avec une mystérieuse jeune femme aux étranges pouvoirs, l'errance nocturne et sensuelle de Victor prend une tournure inattendue. Commence alors une descente dans les profondeurs de la peur la plus irrationnelle : celle de la pulsion meurtrière de l'amour. Pour ses retrouvailles avec Buenos Aires, Edgardo Cozarinsky signe un film onirique où il rend un hommage bouleversant à sa ville déchue, livrée à la misère et à l'injustice.

Secrets de tournage :

Un film d'avenir

Ronde de nuit a reçu le "Prix de l'avenir" lors de la troisième édition des Journées Cinématographiques Internationales de Paris que présidait le réalisateur Costa-Gavras. Le jury de cette récompense était composé de onze étudiants en cinéma inscrits dans des universités parisiennes qui ont opté pour Ronde de nuit, "un film d'esprit jeune qui trace le chemin pour un cinéma futur".

Un cinéaste expatrié.

Né en Argentine, Edgardo Cozarinsky s'est exilé pour fuir la dictature militaire de son pays. Il s'installe à Paris et voyage entre la France et l'Argentine. Tantôt critique, tantôt romancier ou cinéaste, il est à la fois le réalisateur, le scénariste de Ronde de nuit. C'est le premier film que le réalisateur ait entièrement tourné à Buenos Aires depuis plus de dix ans.

De la réalité à l'onirisme

Ronde de nuit évoque la prostitution et l'homosexualité. Edgardo Cozarinsky a pris le parti de traiter ces sujets graves sur un mode fantastique. L'action se déroule la nuit du 31 octobre, la veille de la fête des morts, un moment propice aux évènements étranges. Le réalisateur a tenté de faire une représentation mythologique des bas-fonds de la société argentine et plus principalement de celle de Buenos Aires.

Tourné en vidéo numérique

Ronde de nuit a été tourné en vidéo numérique. Un choix du réalisateur qu'a apprécié le jury des Journées Cinématographiques Internationales de Paris : "Le fait que Edgardo Cozarinsky ait travaillé avec une vidéo numérique a permis d'obtenir un raffinement de langage et a facilité le passage du réalisme à l'orinique dans ce film qui aborde avec franchise et délicatesse tous les aspects de la sexualité masculine"

Produit par Cine Ojo

Ronde de nuit est produit par la société Cine Ojo. Créée en 1986 avec l'objectif de diffuser un style propre à l'intérieur du domaine de la création du cinéma documentaire. Fondée par Carmen Guarini et Marcelo Céspedes, c'est la société la plus importante de réalisation, distribution et production de documentaires en Argentine. (AlloCiné)


Bande-annonce.


Ronde de nuit Bande annonce vost publié par CineMovies.fr - Les sorties ciné en vidéo
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