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Homosexualité au cinéma


Homosexualité au cinéma

L’homosexualité au cinéma consiste à montrer au cinéma des situations où l'homosexualité, sous toutes ses formes, est présente et non-dissimulée.

Longtemps quasi-inexistante ou censurée, c'est une thématique qui ne s'est développée vraiment au cinéma qu'à partir des années 1960, marquées par la libération des mœurs.

Plus qu'en littérature peut-être, l'homosexualité a eu au cinéma une fonction marquée de revendication. Cela tient au fait que ce moyen d'expression s'est développé dans cette période de libération des mœurs, mais aussi peut-être à ce que les images permettent de toucher plus directement le public. Néanmoins, la présentation de l'homosexualité, sous toutes ses formes, ne se résume pas à son illustration ou à sa défense. Le tournant en ce domaine, grand-public, semble avoir été atteint en 2006 par Le Secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee qui, par son succès mondial, le nombre impressionnant de récompenses et les réactions qu'il a déclenchées, a permis sans doute d'atteindre une nouvelle dimension à ce genre, un impact social avec un vaste écho. Deux ans plus tard, avec Harvey Milk de Gus Van Sant, pour lequel Sean Penn remporte l'Oscar du Meilleur acteur, « c'est le premier film hollywoodien grand public où le personnage est gay sans s'excuser de l'être ».

Les formes que peut prendre l'homosexualité au cinéma sont donc, de façon schématique, au nombre de trois :

* revendicatrice : c'est une fonction bien représentée à partir des années 1990. Citons en vrac Fucking Åmål, Before Night Falls, Memento Mori (qui peut paraître timide à des yeux occidentaux mais marque un grand pas en avant en Corée du Sud)

* esthétique : on a un prototype de cette homosexualité « distanciée » avec Persona d'Ingmar Bergman, où tout se résume à un jeu de reflets, d'ombres et d'illusions ; le même fonctionnement se retrouve dans Mulholland Drive de David Lynch

* jouissive : cette dernière fonction peut inspirer le meilleur comme le pire, du Théorème de Pier Paolo Pasolini au Caravaggio de Derek Jarman en passant par Tabou de Nagisa Ōshima. Il s'agit souvent (mais pas toujours) de films faits par des homosexuels pour un public homosexuel, ce qui les rend parfois un peu répétitifs.

Proches de la fonction revendicatrice mais un peu à part, certains films se contentent de montrer sans vraiment juger, comme My Beautiful Laundrette de Stephen Frears. (Wikipédia)

mardi 1 février 2011

Un Prophète (2009)


Annnée de production 2008
Sortie en salles 26 août 2009
France
Réalisateur : Jacques Audiard
Drame, Policier
155 mn

Distribution :

Tahar Rahim (Malik El Djebena), Niels Arestrup (César Luciani), Adel Bencherif (Ryad), Hichem Yacoubi (Reyeb), Reda Kateb (Jordi), Jean-Philippe Ricci (Vettori), Gilles Cohen(Prof), Antoine Basler (Pilicci), Leïla Bekhti (Djamila), Pierre Leccia (Sampierro), Foued Nassah (Antaro), Jean-Emmanuel Pagni (Santi), Frédéric Graziani (Chef de détention), Slimane Dazi (Lattrache), Rabah Loucif (L'avocat de Malik)

Synopsis :

Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

Secrets de tournage.

Le plein de Césars !

Le film, plébiscité par le public et la critique est récompensé par neuf Césars en 2010 dont Meilleur Film, Meilleur Réalisateur, Mailleur Acteur, Meilleur Acteur dans un second Rôle, Meilleur Espoir Masculin, Meilleur Scénario Original, Meilleure Photographie, Meilleure Décors et enfin Meilleur montage. A noter que le jeune Tahar Rahim réalise un doublet historique en étant sacré à la fois meilleur espoir et meilleur acteur lors de cette 35ème cérémonie et que la performance de Niels Arestrup, une deuxième fois sous la direction de Jacques Audiard (qui l'avait déjà dirigé dans De battre, mon coeur s'est arrêté), est de nouveau saluée par l'Académie des Césars. Un Prophète représente également la France pour l'Oscar du Meilleur Film Etranger.

Note d'intention

Ce qui intéressait Jacques Audiard et son co-scénariste Thomas Bidegain dans le scénario d'Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit, "c'était la proposition d'un film de genre contemporain, dans un décor peu ou pas traité, la prison, et emmené par un héros vraiment nouveau dans le cinéma. Nous voulions fabriquer des héros à partir de figures que l'on ne connaît pas, qui n'ont pas de représentation iconique au cinéma, comme les Arabes par exemple. En France, le cinéma a tendance à les mettre en scène uniquement dans des représentations naturalistes et sociologiques. Or, nous voulions faire un pur film de genre, un peu à la manière du western qui a mis en lumière des visages que l'on ne connaissait pas et qui les a transformés en héros."

Grand Prix au Festival de Cannes

Un prophète a remporté le Grand Prix du 62ème Festival de Cannes dont le Jury était présidé par Isabelle Huppert.

Drôle d'endroit pour une rencontre

C'est à l'arrière d'une voiture, pendant le tournage de La Commune, que Jacques Audiard a rencontré Tahar Rahim. Conquis par le comédien, il lui a tout naturellement fait passer des essais pour Un prophète, avant de voir d'autres acteurs, puis de revenir vers Tahar Rahim, son premier choix.

Pourquoi ce titre ?

Lors de la conférence de presse cannoise, Jacques Audiard a évoqué la dimension ironique du titre, Un prophète. "Le film aurait aussi pu s'appeler Little Big Man par exemple, confie-t-il. Ce titre agit comme une injonction, il oblige à comprendre quelque chose qui n'est pas spécialement développé, que c'est juste un petit prophète, un nouveau prototype de mec. A l'origine, je voulais trouver une équivalence française à " You Gotta Serve Somebody ", une chanson de Bob Dylan qui dit que l'on doit toujours être au service de quelqu'un. J'aimais le fatalisme et la dimension morale de ce titre, mais je n'ai pas trouvé de traduction satisfaisante, alors c'est resté Un prophète."

Tahar Rahim, un "prototype masculin un peu juvénile"

S'expliquant sur les raisons qui l'ont poussé à choisir une gueule d'ange comme Tahar Rahim pour le rôle de Malik El Djebena, le réalisateur Jacques Audiard déclare : "J'ai toujours été attiré par des prototypes masculins un peu juvéniles, qui ne sont pas caractérisés par leur degré de testostérone. A plus d'un titre, je pourrais faire le rapprochement entre Mathieu Kassovitz avec lequel j'ai travaillé plusieurs fois et Tahar Rahim. Non pas que l'un me fait penser à l'autre, mais tous les deux sont des prototypes masculins auxquels je suis sensible."

Envie d'"inconnus"

Après avoir dirigé des pointures comme Mathieu Kassovitz, Vincent Cassel ou Romain Duris, le réalisateur Jacques Audiard avait envie de faire tourner des inconnus, raison en partie pour laquelle il confia le rôle-titre du film à Tahar Rahim. Cette idée allait de pair avec "la conscience que le cinéma a une inscription sociale forte". "Et que s'il ne parle pas du monde tel qu'il est, s'il ne capte pas le monde qui défile, je ne sais pas à quoi il sert, poursuit le cinéaste. Quand je dis ça, ce n'est pas polémique, c'est juste que mon truc est d'inscrire de la fiction dans ce qui semblerait être de la réalité. Je pense qu'aujourd'hui, en France, le cinéma est incroyablement réducteur de ce point de vue là. Je ne sais pas de quelle réalité le cinéma français parle. Pour ma part, si je dois me concentrer sur mes proches et mes semblables, on va vite faire le tour. Encore une fois, je parle juste de ma boutique, les autres font exactement ce qu'ils veulent. Donc oui, le projet du film était de décloisonner autant le casting que de prendre en compte le fait que le monde change et que les figures héroïques doivent évoluer. A mon sens, il y a de nouvelles mythologies à bâtir sur de nouveaux visages et de nouveaux parcours."

Ascension vers le pouvoir

A travers le personnage de Malik, le film véhicule l'idée que le savoir et la connaissance permettent d'accéder au pouvoir. "Ce type de personnage casse l'idée générale qu'il n'y a pas que les " sanguins à gros bras " qui l'emportent, confie Jacques Audiard. En suivant le parcours de Malik, on observe un cerveau en action, un cerveau qui donne des preuves d'adaptabilité phénoménale que le personnage va d'abord utiliser dans des comportements opportunistes, " sauver sa peau ", survivre pour ensuite améliorer son sort et enfin accéder à un autre niveau, au pouvoir."
Cette dimension du film n'est d'ailleurs pas sans rappeler l'ascension d'Albert Dehousse, personnage principal d'Un héros très discret, premier long métrage réalisé par Jacques Audiard. "Le principe initial serait de présenter un personnage dans son dénuement le plus grand et de se donner la possibilité de voir se constituer la personnalité du héros, confie le réalisateur. L'histoire d'Un prophète dépeint quelqu'un qui va accéder à une position qu'il n'aurait jamais atteinte s'il n'était pas allé en prison. Le paradoxe se situe là."

Quelques fulgurances oniriques

Un prophète comporte quelques scènes empreintes d'une certaine forme d'onirisme. Ce n'est pas par volonté de mysticisme que le réalisateur Jacques Audiard a voulu les inclure dans son film. "Cela découle du cheminement de deux scénaristes qui, sur un tel film, vont se poser la question du genre et à quelle condition il restera possible, confie le cinéaste. Le fantôme de Reyeb vient de là, il nous permet de passer à un niveau de fantaisie qui nous aide à libérer le récit. Grâce à lui, on peut également invoquer le soufisme, les derviches et amener une autre dimension scénaristique."

Retrouvailles avec Niels Arestrup et Gilles Cohen

Le réalisateur Jacques Audiard retrouve ici deux comédiens qu'il a dirigés dans son précédent long métrage, De battre, mon coeur s'est arrêté (2005) : Niels Arestrup et Gilles Cohen.

Jacques Audiard a de la suite dans les idées

Le réalisateur Jacques Audiard laisserait présager l'idée d'une suite au Prophète. "C'était induit que l'on se pose la question du destin de Malik El Djebena avec cette femme, cet enfant et la vie devant lui, confie le cinéaste. D'autant plus que Malik est un voyou qui déteste les voyous, il les trouve infréquentables, bêtes et dangereux. C'est un personnage qui a un regard très critique, il ne supporterait pas les gourmettes et les signes extérieurs de voyoucratie."
Si un deuxième volet il y avait, voici sur quoi il porterait : "J'aimerais voir Malik continuer à développer des compétences et utiliser des outils qu'il vient d'apprendre à manier, raconte le metteur en scène. Un peu comme dans De battre, mon coeur s'est arrêté. Faute d'être devenu pianiste concertiste, le héros était devenu un agent hyper compétent. Un type comme Malik, on le laisse tout juste formé et on sent qu'il a un avenir intéressant."

Début de polémique en Corse

Alors qu'Un prophète était présenté en Compétition au 62ème Festival de Cannes, les nationalistes corses indépendantistes de Corsica Libera se sont élevés contre le film de Jacques Audiard, estimant qu'il revêtait un "caractère raciste" et entretenait "la confusion entre militants politiques et voyous". Deux jours après cette "condamnation", le dirigeant nationaliste corse Jean-Guy Talamoni déposait "en urgence" une motion demandant à l'Assemblée de Corse de dénoncer "les atteintes portées à l'image de la Corse et des Corses" par Un prophète. Au même moment, le député UMP de Haute-Corse Sauveur Gandolfi-Scheit dénonçait lui aussi l'image négative de la communauté corse véhiculée, selon lui, par ce film, et appelait la population et les élus à se "mobiliser afin que cessent ces diffamations qu'on n'oserait aujourd'hui opposer à aucune autre communauté en France, sans susciter une levée de boucliers d'associations et de bien-pensants". (AlloCine)

Rapport à l'homosexualité.  

Un détenu est ouvertement homo, du moins fait des propositions à Malik. "Pédé" est une injure souvent utilisée entre détenus.

Notes.  

Dur sans se complaire dans une violence gratuite, Un prophète dépasse largement le film à thème sur la prison en suivant le parcours d'une jeune homme intelligent mais sans culture, encore un gamin tout en étant poussé au pire, fier mais sans orgueil. Le contexte apparaît au spectateur sans être plombé par une message ou par une vision sociale écrasante. C'est un film de fiction abordant du monde carcéral de multiples facettes et pouvant donner à chacun de quoi réfléchir. Les acteurs, notamment Tahar Rahim dans le rôle-titre, sont impressionnants. La mise en scène est d'une grande maîtrise, permettant de brosser plusieurs années de détention avec un rythme tout à fait adapté. Les choix sont parfois discutables, par exemple l'utilisation d'un double incarnant en quelque sorte la conscience de Malik, ou du moins ce qui dépasse parfois son insconscient. Mais, ces parti pris narratifs sont assumés jusqu'au bout. Audiard prend son temps, le film est long, pour autant il ne suscite pas l'ennui, prenant en compte de nombreux aspects de l'histoire de Malik. Le réalisateur arrive même à montrer des moments drôles et tendres... (Media G)


Bande-annonce.


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Soeur Sourire (2008)


Année de production : 2008
Sortie en France 29 avril 2009
Belgique
Réalisateur : Stijn Coninx
Biopic
120 mn


Distribution :

Cécile de France (Jeannine Deckers), Sandrine Blancke (Annie), Chris Lomme (Mère Supérieure), Marie Kremer (Françoise), Jo Deseure (Gabrielle Deckers), Jan Decleir (Lucien Deckers), Johan Leysen (Père Jean), Filip Peeters (Brusson), Christelle Cornil (Soeur Christine), Tsilla Chelton (La Doyenne)

Synopsis :

La fin des années 50…Environs de Bruxelles. Comme tous les jeunes gens de son époque, Jeannine Deckers (Cécile de France) a soif de liberté et de découverte. Il n'est pas question de se résigner au choix que ses parents ont fait pour elle : choisir un mari et reprendre la boulangerie familiale. Elle aspire à une autre vie. Partir. Aller vers les autres. D'abord tentée par des études de dessin, elle entre au couvent. Jeannine découvre qu'être une Dominicaine, est une vocation difficile. Il faut renoncer à soi et surtout à la musique. Cela, elle n'y est pas prête. Malgré l'incompréhension des autres soeurs mais avec la bienveillance de la mère supérieure elle va tenir bon et composer un « tube » Dominique. Pour le grand public du monde entier, Jeannine va devenir « Soeur Sourire ». Elle va connaître la gloire et vendre des millions d'exemplaires de ses disques. Son succès sera comparé à celui d'Elvis Presley. Le film raconte l'histoire singulière et bouleversante de cette jeune fille qui n'a jamais renoncé.

Secrets de tournage.

Jeanne-Paule Marie Deckers

Née en 1933 en Belgique, Soeur Sourire ou Soeur Luc-Gabriel, de son vrai nom Jeanne-Paule Marie Deckers est une religieuse entrée chez les dominicaines en 1959. A l'origine de quelques compositions musicales, elle signe un contrat avec Philips sous le pseudonyme qu'on lui connait et fait face à un succès mondial en 1963 avec sa chanson "Dominique". Après avoir quitté les ordres, elle continue à s'intéresser à la théologie à sa manière et connaît dans le monde musical un succès beaucoup plus modeste. En 1985, rattrapée par le fisc belge et abandonnée de tous, elle finit par se suicider de désespoir avec sa compagne.

Un projet de longue date

Intéressée par ce biopic sur la vie de Jeannine Deckers depuis plus de sept ans, Cécile de France avait déjà donné son aval au producteur Jan van Raemdonck, qui n'a pas réussi à mener à terme le projet pour des questions de financements. C'est grâce à l'intervention du producteur Eric Heumann que le film a finalement pu se faire.

Remaniement de scénario

Il y a quinze ans, le cinéaste belge Stijn Coninx avait refusé le projet proposé par les scénaristes Luc Maddelein et Leen Van den Berg, qui voulaient tourner une biographie filmée de Jeannine Deckers centrée sur ses problèmes avec le fisc et sa période de misère. Peu intéressé par l'aspect à traiter, le réalisateur a plus tard accepté la proposition venant cette fois-ci de Jan van Raemdonck, à condition de pouvoir retoucher le scénario. "Après avoir rencontré Cécile, qui m'a totalement convaincu, j'ai travaillé avec Chris Vander Stappen, puis avec Ariane Fert sur un nouveau scénario", confie-t-il, désireux avant tout de le faire entrer en résonnance avec l'actualité d'aujourd'hui.

Aux frontières du réel

Voulant centrer l'intrigue autour de l'irrépressible besoin d'amour de Soeur Sourire, Stijn Coninx a évoqué brièvement la période de sa vie où elle a connu des difficultés financières. Il a en outre modifié des aspects de sa biographie pour centrer le film sur les manifestations de son besoin d'amour: "C'est ainsi que lorsqu'elle est au couvent, et qu'elle compose Dominique, je me suis éloigné de la réalité : dans le film, la chanson n'est pas vraiment dédiée à l'ordre des Dominicains, mais elle exprime un rare moment de bonheur où Jeannine se sent libre et où elle découvre une amitié sans ambiguïté", explique t-il à titre d'exemple.

Sur la même longueur d'onde

Stijn Coninx a laissé Cécile de France participer à la réécriture des dialogues de Soeur Sourire et a tenu compte de ses idées sur le tournage. Ayant une vision similaire du film à mettre en oeuvre, tous deux ont collaboré étroitement tout au long du processus filmique. Ainsi lorsque l'actrice a proposé au cinéaste des choses physiquement violentes révélant l'agressivité refoulée et la brutalité sauvage de son personnage, il les a acceptées sans réserve.

Choix de casting

A l'exception de l'actrice principale, le choix des acteurs s'est fait au dernier moment. Entièrement libre, Stijn Coninx a choisi uniquement des acteurs belges : suivant les conseils de Cécile de France pour Sandrine Blancke qu'il voulait différente de sa compagne dans le film, il a voulu retravailler avec Jan Decleir à l'affiche de tous ses films et avait déjà en tête Chris Lomme. C'est Tsilla Chelton, s'apprêtant à subir une petite opération chirurgicale une semaine avant le tournage, qui lui a suggéré de jouer le rôle de la doyenne en fauteuil roulant. Intéressé, le cinéaste qui songeait à supprimer le rôle, a accepté.

De biopic en biopic

Après avoir joué Jeanne Schneider, l'une des compagnes de Mesrine dans Mesrine : L'Instinct de mort de Jean-Francois Richet, Cécile de France s'attaque à nouveau à un ambitieux projet de biopic avec Soeur Sourire. La jeune femme avoue s'imprégner de ses rôles en se documentant précisément sur la vie de la personne qu'elle est chargée d'incarner.

Travail d'identification

Cécile de France a effectué un important travail de recherche afin d'appréhender son rôle de la façon la plus juste qui soit. Après avoir visionné les documentaires portant sur Soeur Sourire et lu les ouvrages et les interviews qui lui étaient consacrés, elle a cherché à coller fidèlement à la personnalité de la jeune nonne, prenant même des cours de chant et de guitare pendant cinq mois. Sur les conseils de Stijn Coninx, la comédienne avoue avoir néanmoins "estompté ses aspects les moins sympathiques, comme son agressivité et son arrogance", afin de "tirer le récit vers la fiction" et de rendre la jeune femme plus attachante.

Rôles en costume

Révélée par L'Auberge Espagnole de Cédric Klapisch pour lequel elle a reçu le César du Meilleur Espoir Féminin et le Prix Louis Lumière, la prolifique Cécile de France a ensuite échangé le costume de nonne pour endosser celui de gardien de paix dans le polar Les Gardiens de l'ordre de Nicolas Boukhrief.

Direction d'acteurs

Très présent sur le tournage, Stijn Coninx a l'habitude d'expliquer aux acteurs ce qu'il attend d'eux en resituant la scène et en en précisant les enjeux. Séduit par les modulations dont est capable Cécile de France, le cinéaste a plus que tout apprécié son implication : "elle pose beaucoup de questions et n'hésite pas à contester certaines décisions, mais toujours à bon escient (...) elle n'a pas hésité à prendre des cours de guitare et de chant, et à s'entraîner régulièrement, sans avoir la certitude que le tournage se ferait. Je lui dois beaucoup", confie-t-il.

Une parenté niée

Le personnage de la cousine de Jeannine s'inspire en réalité de sa soeur, toujours en vie. Les scénaristes ont décidé de changer leur lien de parenté afin de ne pas avoir d'ennuis avec cette dernière qui refuse aujourd'hui de parler et d'entendre parler de Soeur Sourire.

Eglise et homosexualité

Afin d'éviter d'être en porte-à-faux par rapport à l'église, le cinéaste a dû s'expliquer avec l'évêque de Namur avant d'obtenir l'autorisation de filmer dans un couvent: "Bien qu'il ait déjà le scénario en main, je suis allé le voir pour lui expliquer ma vision de l'histoire,en toute sincérité : il a compris que le parcours de Jeannine dépassait largement l'histoire d'une lesbienne et qu'il s'agissait avant tout de la quête universelle d'un être en manque d'amour", raconte t-il. Désireux de retrouver l'atmosphère de la période, Stijn Coninx aidé de son équipe, a effectué un travail de recherche minitieux pour les décors et les costumes, tentant de trouver le bon équilibre entre l'exactitude de la reconstitution et une certaine liberté dans le choix des couleurs et de la lumière. (Allocine)

Rapport à l'homosexualité.  

Sœur Sourire était lesbienne et son incapacité à vivre son homosexualité noue le drame que devient sa vie. Le sujet est souvent plus explicite qu'implicite mais quand on dispose de cette donnée dès le début du film, sans doute que cela éclaire l'histoire d'un œil particulier. (Media G)


Bande-annonce.

Harvey Milk (2009)


Année de production 2008
Sortie en France 4 mars 2009
Titre original : Milk
Réalisateur :
Gus Van Sant
Bigraphie, Drame
128 mn

Distribution :

Emile Hirsch (Cleve Jones), James Franco (Scott Smith), Josh Brolin (Dan White),   Sean Penn (Harvey Milk), Alison Pill (Anne Kronenberg), Allan Baird (Dans Son Propre Rôle), Ashlee Temple (Dianne Feinstein), Borzin Mottaghian (Le Chauffeur De Briggs), Brandon Boyce (Jim Rivaldo), Carol Ruth (Silver Thelma), Daniel Landroche (L'Adolescent), Denis O'Hare (Senateur John Briggs), Diego Luna (Jack Lira), Eric Stoltz (Tom Ammiano), Frank Robinson (Dans Son Propre Rôle), Ginabel Machado (Lily), Hope Goblirsch (Mary Ann White), Howard Rosenman (David Goodstein), Jeff Koons (Art Agnos), Joseph Cross (Dick Pabich), Kelvin Han Yee (Gordon Lau), Kelvin Yu (Michael Wong), Lucas Grabeel (Danny Nicoletta), Mary Dilts (Le Reporter Channel 5), Richard Gross (Le Policier émeutes), Robert Boyd Holbrook (Denton Smith), Robert Chimento (Phil Burton), Roman Alcides (L'Ingénieur Mairie), Stephen Spinella (Rick Stokes), Steven Wiig (Mcconnelly), Ted Jan Roberts (Dennis Peron),   Tom Ammiano (Dans Son Propre Rôle), Trace Webb (Le Garçon Au Tract), Velina Brown (L'Animatrice De L'émission Du Matin), Victor Garber Maire (George Moscone), Wendy King (Carol Ruth Silver)

Synopsis :

Le film retrace les huit dernières années de la vie d'Harvey Milk. Dans les années 70, il fut le premier homme politique américain ouvertement gay à être élu à des fonctions officielles, à San Francisco en Californie. Son combat pour la tolérance et l'intégration des communautés homosexuelles lui coûta la vie. Son action a changé les mentalités, et son engagement a changé l'histoire.

Secrets de tournage.

Deux oscars

Nommé dans 8 catégories aux Oscars, le film a remporté deux statuettes : Meilleur acteur pour Sean Penn et meilleur scénario pour Dustin Lance Black .

Une sortie US symbolique !

Harvey Milk est sorti aux Etats-Unis pour l'anniversaire des 30 ans du décès d'Harvey Milk.

Des producteurs en or !

Pour Harvey Milk, Gus Van Sant s'est entouré de Dan Jinks et Bruce Cohen, les producteurs du film oscarisé American Beauty.

Milk, grand public

Harvey Milk, film à la narration traditionnelle et au casting rutilant (Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch, James Franco), marque le retour de Gus Van Sant à un cinéma mainstream après quatre films sur l'adolescence, qui lorgnaient parfois vers le cinéma expérimental : Gerry, Elephant (Palme d'Or à Cannes en 2003), Last Days et Paranoid Park (Prix Spécial du Jury à Cannes en 2007).

Après un documentaire

Le destin de Harvey Milk, militant de la cause homosexuelle, avait déjà été évoqué dans un documentaire, The Times of Harvey Milk, un film de Robert Epstein, lauréat de l'Oscar du Meilleur documentaire en 1985.

"Harvey Milk", Longue conservation

Harvey Milk est un projet ancien de Gus Van Sant. Le réalisateur y songeait dès les années 90, imaginant River Phoenix pour jouer le rôle d'un associé ou Tom Cruise pour celui de l'assassin de Milk. Dès 1998, il a proposé le rôle principal à Sean Penn.

Une métamorphose !

Connaissant Sean Penn, Gus Van Sant lui envoya le scénario. Une semaine après, il avait accepté, Sean Penn allait interpréter Harvey Milk ! Le producteur Dan Jinks raconte que "Chaque jour, sur le plateau, c'était un émerveillement pour nous tous de voir Sean se transformer en Harvey. Les gens qui avaient connu le vrai Harvey étaient stupéfaits par cette métamorphose."

Le film qui lance Black

Le script de Harvey Milk est signé Dustin Lance Black , jeune réalisateur et scénariste américain né en 1979, connu jusqu'alors pour avoir travaillé sur la série Big Love, en tant que scénariste et producteur. Van Sant et Lance Black se sont si bien entendus qu'ils ont ensuite collaboré sur un autre projet, The Electric Kool-Aid Acid Test, adaptation du roman psychédélique de Tom Wolfe. A noter que Dustin Lance Black a coécrit le scéanrio d'un autre biopic consacré à un militant de la cause gay, Pedro de Nick Oceano, consacré à Pedro Zamora, jeune Américain connu pour avoir participé à l'émission de MTV The Real World, mort du sida à 22 ans.

La rencontre Lance Black et Van Sant !

Une fois le scénario achevé, Lance Black l'a fait lire à Cleve Jones. Ce dernier époustouflé par l'histoire lui a confié "J'ai un réalisateur pour toi". Lorsque Cleve Jones lui révéla qu'il s'agissait du réalisateur Gus Van Sant, "j'étais fou de joie" se souvient-il. Une rencontre fut organisée et une semaine et demi après avoir reçu le scénario, Van Sant lui annonça "on fait le film !".

Un travail de longue haleine !

Après un travail de recherche minutieux pour retracer le combat de Harvey Milk, Lance Black a dû passer par plusieurs réécritures de son script. Ce travail de réécriture s'est déroulé sur une durée de presque quatre ans.

Cleve Jones conseiller historique

Quand Dustin Lance Black s'est décidé à écrire un film sur Harvey Milk, il n'avait les droits d'adaptation d'aucun des livres écrits sur Milk. C'est grâce à de nombreuses recherches et de longues rencontres avec les proches de Milk encore vivants que Dustin Lance Black à construit son scénario. La première personne rencontré est Cleve Jones, confident et ami de Milk dans le passé. Cleve Jones a été d'un grand secours pour le scénariste, au point qu'il a même été engagé sur le film comme conseiller historique.

L'appartement de Milk

L'appartement utilisé pour le tournage, est celui dans lequel a vécu Milk.

Matt Damon dans le rôle de Dan White ?

Au départ c'est Matt Damon qui était pressenti pour le rôle de Dan White, mais en raison d'une incompatibilité entre les dates de tournage de Green Zone et de Harvey Milk il dû céder sa place.

Castro Camera

Harvey Milk a été tourné entièrement à San Francisco. Pour le décor de la Castro Camera (modeste magasin de photo ouvert par Milk et Smith), l'équipe est allée à l'emplacement exact où se trouvait auparavant la boutique. A son emplacement, se trouvait une boutique de cadeaux. Le producteur raconte qu'ils sont entrés dans le magasin et ont dit au propriétaire "Pouvons-nous vous emprunter votre boutique pendant neuf semaines et la retransformer en ce qu'elle était il y a trente-ans ?, proposition que le propriétaire à tout de suite accepté.

Figuration gratuite

Des milliers de gens ont accepté de faire partie du film gratuitement en tant que figurant.

Après la vie sauvage

Sur le plateau de Harvey Milk, Sean Penn a retrouvé Emile Hirsch, l'acteur qu'il avait choisi pour incarner le héros de son quatrième long métrage comme réalisateur, Into the Wild.

Accessoires

James Franco et Sean Penn, qui devaient être nus dans plusieurs scènes, portaient l'un et l'autre des prothèses de pénis.

Le retour de l'opérateur Harris

Après avoir travaillé avec Christopher Doyle sur Paranoid Park, Gus Van Sant a de nouveau fait appel à Harris Savides, son chef-opérateur sur ses quatre précédents longs métrages.

La musique d'Harvey Milk

La bande originale de Harvey Milk est signée Danny Elfman, compositeur connu pour sa fructueuse collaboration avec Tim Burton. Il avait déjà signé les partitions de Prête à tout et Will Hunting. (AlloCine)

Rapport à l'homosexualité.  

Le chemin d'un homosexuel défendant les droits des homosexuels, la montée du militantisme et du communautarisme à San Francisco,...

Notes.  

De nombreuses images d'archives parsèment le film, se fondant au coeur des images tournées par Gus Van Sant.Sean Penn a reçu l'oscar du meilleur acteur masculin en mars 2009. (Media G)


Bande-annonce.


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Vicky Cristina Barcelona (2008)


Année de production 2008
Sortie en salles 8 octobre 2008
USA
Réalisateur : Woody Allen
Comédie
97 mn

Distribution :

Rebecca Hall (Vicky), Scarlett Johansson (Cristina), Christopher Evan Welch (Narateur (voix), Chris Messina (Doug), Patricia Clarkson (Judy), Kevin Dunn (Mark), Julio Perillán (Charles), Juan Quesada, Ricard Salom, Maurice Sonnenberg, Javier Bardem (Juan Antonio), Manel Barceló (Docteur), Josep Maria Domènech (Julio), Emilio de Benito, Jaume Montané

Synopsis :

Vicky et Cristina sont d'excellentes amies, avec des visions diamétralement opposées de l'amour : la première est une femme de raison, fiancée à un jeune homme respectable ; la seconde, une créature d'instincts, dénuée d'inhibitions et perpétuellement à la recherche de nouvelles expériences sexuelles et passionnelles.
Lorsque Judy et Mark, deux lointains parents de Vicky, offrent de les accueillir pour l'été à Barcelone, les deux amies acceptent avec joie : Vicky pour y consacrer les derniers mois de son célibat à la poursuite d'un master ; Cristina pour goûter un changement de décor et surmonter le traumatisme de sa dernière rupture.
Un soir, dans une galerie d'art, Cristina "flashe" pour le peintre Juan Antonio, bel homme à la sensualité provocante. Son intérêt redouble lorsque Judy lui murmure que Juan Antonio entretient une relation si orageuse avec son ex-femme, Maria Elena, qu'ils ont failli s'entre-tuer.
Plus tard, au restaurant, Juan Antonio aborde Vicky et Cristina avec une proposition des plus directes : s'envoler avec lui pour Oviedo, consacrer le week-end à explorer les beautés de la ville, à boire du bon vin et à faire l'amour. Vicky est horrifiée ; Cristina, ravie, la persuade de tenter l'aventure...

Secrets de tournage.

Présenté à Cannes

Vicky Cristina Barcelona a été présenté en Sélection officielle au Festival de Cannes en 2008.

Catalan Allen

Comme le titre l'indique, l'un des personnages principaux du film est la ville de Barcelone. "Lorsque j'ai commencé ce scénario, je n'avais d'autre intention que d'écrire une histoire dont Barcelone serait un personnage clé", confie Woody Allen. "Je souhaitais célébrer cette ville que j'aime beaucoup, et ce pays que j'aime en totalité. Cette cité, d'une grande beauté visuelle, jouit d'une ambiance très romantique. C'est seulement dans des lieux comme Paris ou Barcelone qu'une histoire comme celle-ci peut se concevoir." Si l'action se situe essentiellement dans la ville catalane -le cinéaste s'attarde notamment sur les batiments conçus par le fameux architecte Gaudi- certaines séquences ont été tournées à Oviedo et Avilès, deux villes des Asturies situées sur la cote septentrionale.

Woody l'Européen

Avec Vicky Cristina Barcelona, le plus fameux cinéaste new-yorkais poursuit son périple européen, après la trilogie londonienne composée de Match Point, Scoop et Le Rêve de Cassandre. Il est ensuite reparti en Amérique pour le tournage d'un nouveau film avec Evan Rachel Wood. Notons qu'avant Vicky Cristina Barcelona, Woody Allen avait envisagé de tourner un film à Paris, avec Michelle Williams et David Krumholtz, mais, le budget ayant été jugé excessif par la productif, ce projet a été abandonné.

Ibères superstars

Comédiens emblématiques du cinéma espagnol, Javier Bardem et Penélope Cruz, réunis dans Vicky Cristina Barcelona, se sont tous deux fait remarquer grâce à leur prestation dans Jamón, jamón de Bigas Luna. Ils ont depuis partagé l'affiche de plusieurs films espagnols, notamment En chair et en os de leur plus fameux compatriote, Pedro Almodóvar.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le ménage à 3...

Une atmosphère sulfureuse entoure le film en raison du ménage à 3 qu'y forment, le temps de quelques séquences, Scarlett Johansson, Penélope Cruz et Javier Bardem. "Au sein de ce couple [Juan Antonio et Maria Elena], chacun perçoit chez l'autre quelque chose qu'il refuse de voir en lui-même. Cristina joue un rôle modérateur, elle fait office de tampon entre Juan Antonio et Maria Elena. L'amour qu'ils ont tous deux pour elle leur donne une chance de s'apprécier l'un l'autre sans se détruire", estime Scarlett Johansson. Penelope Cruz précise de son côté : "Maria Elena trouve tout à fait naturel et normal de vivre en même temps avec deux personnes. Cet arrangement, peu courant, la rassure. Il paraît sensé à cette femme qui déborde de contradictions. Cristina n'est donc pas perçue par elle comme un danger, mais comme un facteur d'équilibre."

La blonde et lui

Scarlett Johansson confirme son statut de nouvelle muse de Woody Allen. Vicky Cristina Barcelona marque en effet sa troisième collaboration avec le réalisateur après Match Point et Scoop.

N'arrête pas de crier, Penélope !

Le personnage qu'interprète Penélope Cruz se caractérise par son tempérament volcanique. La comédienne pouvait donc avoir peur d'en faire trop... "Avec un autre réalisateur, j'aurais craint de jouer un personnage qui déploie en permanence une telle intensité", reconnaît-elle. "Maria Elena est si extravertie, si tapageuse, elle répand autour d'elle un tel chaos, que j'étais parfois tentée de mettre un bémol. Peut-être par peur. J'ai essayé cela à deux ou trois reprises, mais, à chaque fois, Woody m'a dit :"Non, c'est son état chronique." Il m'a alors donné une indication très claire : "Courage !", et je ne peux que lui donner raison sur ce point."

Maudite Aphrodite ?

Scarlett Johansson donne son point de vue sur un des thèmes majeurs de Vicky Cristina Barcelona, le romantisme : "Le romantisme a quantité de sens. Il y a celui des premières approches amoureuses et celui, plus profond, des couples qui après trente ans de vie commune, réussissent encore à se surprendre, à apprendre l'un de l'autre. Ce film montre diverses formes d'amour : celui, impossible et indissoluble, de Maria Elena et Juan Antonio ; celui de Cristina pour ce couple, qui est un engouement et une expression artistique de l'amour ; celui, obsessionnel et fanatique, de Vicky pour Juan Antonio. Toutes ces formes sont valides."

Après Annie, Rebecca Hall

Nouvelle venue dans l'univers de Woody Allen (qui a toujours été l'un de ses réalisateurs préférés), l'Anglaise Rebecca Hall, alias Vicky, a déjà été la partenaire de Scarlett Johansson dans Le Prestige.

Version latine

Avec ce film, Woody Allen bouscule les habitudes de ses spectateurs fidèles : alors que ses films s'ouvrent le plus souvent sur un air de jazz, c'est de la variété espagnole qu'on entend lorsque débute le générique. Le cinéaste revient sur le choix de la chanson Barcelona de Giulia y Los Tellarini, employée à plusieurs reprises dans le film : "Les gens m'envoient constamment des musiques, mais je n'ai guère le temps d'écouter quoi que ce soit. Un matin, avant de filer sur le tournage, j'ai pris cet enregistrement sans même regarder la pochette. Je l'ai écouté en voiture et je l'ai trouvé formidable et totalement approprié au film. Tout le monde s'est frotté les mains - les artistes parce qu'on utilisait leur musique, et mon producteur parce que les droits coûtaient moins cher qu'un morceau de Gershwin." La bande-son du film comporte aussi, entre autres, un titre d'un des grands noms de la guitare espagnole, Paco de Lucia.

Le grand Charles

Vicky Cristina Barcelona marque la dernière collaboration de Woody Allen avec Charles H. Joffe, producteur exécutif de tous les films du New-yorkais depuis Prends l'oseille et tire-toi, premier long métrage entièrement écrit et réalisé par Allen en 1969. C'est aussi lui qui avait négocié son premier contrat pour le cinéma, en tant qu'acteur et scénariste, pour Quoi de neuf, Pussycat ? en 1965. Joffe est décédé le 9 juillet 2008, des suites d'un cancer à l'âge de 78 ans. (AlloCine)

Rapport à l'homosexualité.  

Cristina sort avec Juan Antonio quand María Elena déboule dans la vie de son ex-mari. Celui-ci l'héberge tant qu'il faut... Le couple cohabitant avec l'épouse devient rapidement un trio. (Media G)


Bande-annonce.

Dream Boy (2008)


2008
USA
Réalisateur : James Bolton
Drame
90 mn

Distribution :

Stephan Bender(Nathan), Maximillian Roeg (Roy), Randy Wayne (Burke), Owen Beckman (Randy), Diana Scarwid (Vivian), Rooney Mara (Evelyn), Rickie Lee Jones (Roys Mom), Michele Adams, Brandon J. Blanchard (Etudiant), Robin Blanchard, Sean M. Blanchard (Etudiant), Tom Gilroy, Jaci LeJeune (Etudiant), Elizabeth Lynch, Bridget Nichols, Emily Nichols, Seth Nichols, Zach Nichols, Thomas Jay Ryan, Cindy Williamson

Synopsis :

Dans une petite ville de Louisiane, Nathan, 15 ans, et Roy, 17 ans, échangent leur premier baiser, sans se préoccuper des conséquences.

Nathan, 15 ans, emménage avec ses parents dans une petite ville de Louisiane et fait bientôt la connaissance de Roy, 17 ans, son voisin.Roy a une petite amie, mais au cours d une soirée de révision, les deux garçons se rapprochent l un de l autre. Ils échangent alors leurs premiers baisers, doux et maladroits.

Après ces instants de bonheur, Nathan doit de nouveau faire face à la réalité et aux crises de son père alcoolique. À bout, il part faire du camping avec Roy et deux de ses amis. Mais l'excursion prend une tout autre tournure quand l'un des amis de Roy comprend les liens qui l'unissent à Nathan.


Bande-annonce.

rSEANd

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Modèle : Luis Perrusquia






Photos : BeautifulMag 

Greg Brown

Greg Brown







Photos : BeautifulMag
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