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Homosexualité au cinéma


Homosexualité au cinéma

L’homosexualité au cinéma consiste à montrer au cinéma des situations où l'homosexualité, sous toutes ses formes, est présente et non-dissimulée.

Longtemps quasi-inexistante ou censurée, c'est une thématique qui ne s'est développée vraiment au cinéma qu'à partir des années 1960, marquées par la libération des mœurs.

Plus qu'en littérature peut-être, l'homosexualité a eu au cinéma une fonction marquée de revendication. Cela tient au fait que ce moyen d'expression s'est développé dans cette période de libération des mœurs, mais aussi peut-être à ce que les images permettent de toucher plus directement le public. Néanmoins, la présentation de l'homosexualité, sous toutes ses formes, ne se résume pas à son illustration ou à sa défense. Le tournant en ce domaine, grand-public, semble avoir été atteint en 2006 par Le Secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee qui, par son succès mondial, le nombre impressionnant de récompenses et les réactions qu'il a déclenchées, a permis sans doute d'atteindre une nouvelle dimension à ce genre, un impact social avec un vaste écho. Deux ans plus tard, avec Harvey Milk de Gus Van Sant, pour lequel Sean Penn remporte l'Oscar du Meilleur acteur, « c'est le premier film hollywoodien grand public où le personnage est gay sans s'excuser de l'être ».

Les formes que peut prendre l'homosexualité au cinéma sont donc, de façon schématique, au nombre de trois :

* revendicatrice : c'est une fonction bien représentée à partir des années 1990. Citons en vrac Fucking Åmål, Before Night Falls, Memento Mori (qui peut paraître timide à des yeux occidentaux mais marque un grand pas en avant en Corée du Sud)

* esthétique : on a un prototype de cette homosexualité « distanciée » avec Persona d'Ingmar Bergman, où tout se résume à un jeu de reflets, d'ombres et d'illusions ; le même fonctionnement se retrouve dans Mulholland Drive de David Lynch

* jouissive : cette dernière fonction peut inspirer le meilleur comme le pire, du Théorème de Pier Paolo Pasolini au Caravaggio de Derek Jarman en passant par Tabou de Nagisa Ōshima. Il s'agit souvent (mais pas toujours) de films faits par des homosexuels pour un public homosexuel, ce qui les rend parfois un peu répétitifs.

Proches de la fonction revendicatrice mais un peu à part, certains films se contentent de montrer sans vraiment juger, comme My Beautiful Laundrette de Stephen Frears. (Wikipédia)

mardi 23 novembre 2010

David Tan

David Tan : Website 











Photos : A Cause des Garçons 

Tony Duran (Kevin Baker)

Tony Duran : Website 
Modèle : Kevin Baker








Photos : A Cause des Garçons 

Ylan (2007)


2007
France
Réalisateur : Bruno Rodriguez-Haney
Drame
63 mn

Distribution :

Slimane Mostefa-Châa, Bruno Rodriguez-Haney, Michel Ben Harros, Aïcha de Paris, Nicolas Martin, Armelle Hounkanrin

Synopsis :

De retour d’un voyage aux États-Unis, David est heureux à l’idée de retrouver son ami Ylan, un jeune beur rencontré quelques mois plus tôt, au hasard d’une « promenade » sur les quais d’un canal parisien. Il ignore pourtant ce qui l’attend alors… Plus tard, filmé par un jeune journaliste, David parle de son homosexualité et raconte, sans langue de bois, l’histoire de sa quête d’amour, dans les endroits chauds de la capitale, l’histoire de sa rencontre avec Ylan...

Amour, sexe, hétérosexualité, homosexualité... Mais que pensent donc les gens de la sexualité des homos, de leurs rencontres ? Y-a-t-il une manière d’aimer plus qu’une autre ? Tel est le fil conducteur du premier film de Bruno Rodriguez-Haney, pour lequel il a également signé la B.O. et le scénario. Ce film, inspiré du roman du même nom (Édilivre-Éditions APARIS), nous fait voyager au cœur d’une réalité : l’amour entre des personnes du même sexe existe bien ! Une histoire racontée avec humour, mais également avec beaucoup de sensibilité. (Têtu, mai 2008).

Extraits.



  

Zombies of Mass Destruction (2009)


2009
USA
Réalisateur : Kevin Hamedani
Comédie, Horreur
89 mn


Distribution :

Janette Armand (Frida Abbas), Doug Fahl (Tom Hunt), Cooper Hopkins (Lance Murphy), Bill Johns (Reverend Haggis), Russell Hodgkinson (Joe Miller), Ali Hamedani (Ali Abbas), Cornelia Moore (Cheryl Banks), James Mesher (Mayor Burton), Andrew Hyde (Brian Miller), Ryan Barret (Derek Blaine), Victoria Drake (Judy Miller), Linda Jensen (Mrs. Hunt), Sydney Sweeney (Lisa), Jake Gear (Clive), Erik Lagace (Dr. Raimi)

Synopsis :

L'histoire se déroule à Port Gamble, un petit village insulaire de l'État de Washington aux États-Unis. Tom vient rendre visite à sa mère accompagné de Lance, son petit ami. Tom a prévu de faire son coming out. Manque de pot, c'est au même moment que les zombies décident d'attaquer le village. Ajouté à cela Frida, une jeune femme musulmane prise en otage par un habitant persuadé que les zombies sont l'oeuvre d'une attaque terroriste... (GayClic)

Bande-annonce.

Les Chemins de l'Oued (2002)


Année de production : 2002
Sortie en France 16 avril 2003
France, Algérie
Réalisateur : Gaël Morel
Drame
78 mn

Distribution :

Nicolas Cazalé (Samy), Amira Casar (Nadia), Mohamed Majd (Le Grand-Père), Kheireddine Defdaf (Issam), Hamza Bennani (Nabyl), Kaoutar Mohamadi (Souad), Mohammed Said Arif (Chauffeur De Taxi), Clément Deva (Pablo), Nabil Tahar (Franck), Amina Medjoubi (La Mère De Samy), Mathieu Casado (Clément), Paul Morel (Le Père De Samy).

Synopsis :

Samy, un jeune Franco-algérien, fuit la France pour échapper à la justice. Il se réfugie chez son grand-père en Kabylie. Mais il ne parle pas la langue du pays, tout lui est étranger, même les membres de sa famille : Nadia, sa cousine enceinte et veuve, Issam, un cousin expulsé de France le déteste. Le grand-père vit dans le souvenir d'un bout de terre qui ne produit plus aucune richesse. Samy ne donnera jamais le motif de sa présence, mais le climat chaotique du pays ravivera le chaos qui est en lui.

Secrets de tournage.

Primé à Toronto

Les Chemins de l'oued a été primé au Festival de Toronto en 2002. Le film de Gaël Morel a en effet reçu le Prix FIPRESCI, décerné par l'International Federation of Film Critics, récompensant "le risque de la prise de position politique, la capacité à déranger et la réflexion pertinente concernant les conséquences de la guerre sur l'identité et la confiance".

Le choix de Nicolas Cazalé

Nicolas Cazalé tient le rôle principal de Les Chemins de l'Oued. Le réalisateur Gaël Morel explique comment son choix s'est porté sur lui : "Ma rencontre avec Nicolas, c'est une série de hasards qui tiennent de l'évidence. J'étais parti pour rencontrer un acteur connu. Il est venu avec un copain à lui, à qui je trouvais une présence incroyable. Il s'ets avéré que ce copain était acteur, et qu'il était réellement franco-algérien. C'était Nicolas. J'ai refusé de lui faire passer des essais tant mon personnage s'incarnait évidemment en lui".

Référence

Gaël Morel avoue avoir été beaucoup marqué pour la réalisation des Chemins de l'Oued par Allemagne année zéro de Roberto Rosselini.

Collaboration avec Yasmina Khadra

Gaël Morel a travaillé le scénario des Chemins de l'Oued en collaboration avec l'écrivain Yasmna Khadra. Celle-ci a en effet tenu le rôle de consultant sur l'Algérie, étant donné qu'elle a selon le réalisateur "vécu la guerre de l'intérieur".

Un tournage à risques

Gaël Morel et son assistant sont parfois aller à dos d'âne faire les repérages des lieux de tournage pour Les Chemins de l'Oued. Il ajoute : "Le luxe d'une petite production c'est d'oser prendre de vrais risques. Une production moyenne refuserait de tourner dans le village où l'on a tourné, perché au sommet d'une montagne, accessible uniquement à dos d'âne. Il n'y avait qu'une prise secteur dans tout le village". (AlloCine)

Bande-annonce.

Ceux qui m'aiment prendront le train (1997)


1997
France
Réalisateur : Patrice Chéreau
Drame
115 mn

Distribution :

Jean-Louis Trintignant (Jean-Baptiste Emmerich), Charles Berling (Jean-Marie), Pascal Greggory (François), Valeria Bruni Tedeschi (Claire), Bruno Todeschini (Louis), Vincent Perez (Viviane), Sylvain Jacques (Bruno), Roschdy Zem (Thierry), Dominique Blanc (Catherine), Olivier Gourmet (Bernard), Chantal Neuwirth (Geneviève), Geneviève Brunet (Marie-Rose), Thierry De Peretti (Dominique), Guillaume Canet (L'Auto-Stoppeur), Delphine Schiltz (Elodie), Natan Cogan (Sami), Marie Daëms (Lucie), Didier Brice (Cédric), Nicolas Maury

Synopsis :

Jean-Baptiste Emmerich est mort. Les dernières volontés de l'artiste parisien sont de se faire enterrer à Limoges. Pour lui rendre hommage, ses proches, sa famille illégitime, doivent prendre le train. Les voilà tous, amis fidèles, amants, amants des amants et femmes des amants, entassés dans un wagon trop serré, à se toiser avec amertume. Les langues se délient. Des inimitiés refont surface. Des blessures se rouvrent.

A Limoges, c'est la rencontre avec la famille naturelle : la soeur insensible, le frère, muet, brisé. On enterre le défunt, puis on se réunit jusqu'au lendemain dans la maison familiale. Pendant la nuit, les vérités éclatent. Pour le meilleur et pour le pire. Le mort a entraîné les siens dans un dernier voyage. Un voyage au bout d'eux-mêmes, au cours duquel certains se perdront, alors que d'autres se libéreront du fardeau empoisonné de leur passé.

Bande-annonce.

Les Cerfs-volants de Kaboul (2008)


Sortie en France 13 février 2008
Titre original : The Kite Runner
USA
Réalisateur : Marc Forster
Drame
122 mn


Distribution :

Khalid Abdalla (Amir), Homayon Ershadi (Baba), Saïd Taghmaoui (Farid), Wali Razaqi (Amir), Zekeria Ebrahimi (Amir (Enfant)), Shaun Toub (Rahim Khan), Nasser Memarzia (Zaman), Tim Halpin, John Patrick Shulak (Un Soldat Russe), Donn Andrew Simmons (Un Soldat Russe), David Hodges (Non Crédité (Un Étudiant), Ahmad Khan Mahmidzada (Hassan (Enfant)), Nabi Tanha (Ali), Atossa Leoni (Soraya), Ali Danish Bakhtyari (Sohrab), Elham Ehsas (Assef (Enfant)), Bahram Ehsas (Wali), Tamim Nawabi (Kamal), Qadir Farookh (General Taheri), Abdul Salam Yusoufzai (Assef).

Synopsis :

Dans un pays déchiré qui s'apprête à entrer en guerre, Amir et Hassan, deux enfants amis depuis toujours, vont bientôt être séparés …
1979. Cet après-midi-là, à Kaboul, la ville tout entière est à la fête car ses habitants vivent au rythme du traditionnel concours de cerfs-volants. Malgré la victoire d'Amir et Hassan, l'amitié des deux garçons ne résiste pas à la trahison de l'un envers l'autre. Lorsque les Soviétiques envahissent l'Afghanistan, Amir et son père quittent le pays pour les Etats-Unis.

Vingt ans plus tard, Amir revient à Kaboul, désormais sous la chape de plomb du régime des Talibans. Sans se soucier du danger, il affronte enfin le secret qui le hante depuis son enfance dans l'espoir de se racheter…

Secrets de tournage.

Kaboul en Chine

Le long métrage a été tourné entre le 20 septembre et le 21 décembre 2006, entre la Californie et la Chine, où la production a filmé les scènes censées se dérouler en Afghanistan.

Kaboul

La ville de Kaboul est le principal théatre des événements des Cerfs-volants de Kaboul, à l'époque de sa grandeur, puis de sa destruction. Son histoire ressemble à un perpétuel recommencement : devenue capitale de l'Afghanistan en 1773, elle est ensuite conquise par les britaniques en 1839. En 1842, les britaniques l'incendient partiellement pour se venger d'une embuscade tendue par les afghans. En 1979, les soviétiques l'occupent et en font leur centre de commandement pendant le conflit qui les oppose aux rebelles moudjahidines. En 1992, la guerre civile éclate. Les talibans s'emparent finalement de la ville en 1996, et l'enferment sous une chappe de plomb. En 2001, ils sont chassés après de violents affrontements avec l'armée américaine, qui dirige alors la ville, détruite, au sein de l'alliance du nord.

Des cerfs-volants au best-seller

Les Cerfs-volants de Kaboul est tiré du premier roman de Khaled Hosseini, paru en 2003. Sorti dans douze pays, le livre a, à chaque fois, remporté un vif succès, en particulier aux Etats-Unis où il est resté, pendant un long moment, numéro un des ventes. Khaled Hosseini en est l'un des premiers surpris : "Je suis toujours surpris par la façon dont les gens réagissent à mon roman, mais je pense que c'est le fait du très fort coeur émotionnel du livre. Les thèmes, la culpabilité, l'amitié, l'oubli, la perte, le désir de pardon et l'envie d'être meilleur ne sont pas des thèmes Afghans, mais des expériences simplement humaines, en dehors de la couleur, de la culture ou de la religion."

Un projet immanquable

Les producteurs William Horberg et Rebecca Yeldham, littéralement amoureux du roman, en avaient acheté les droits avant même son triomphe : “C'était une des pièces les plus puissantes et les plus cinématographiques que j'ai lues. C'était magique. Nous étions tellement touchés que nous ne pouvions pas imaginer ne pas faire ce film."

Un réalis-auteur

Le romancier s'est beaucoup investi sur le film, conseillant sans cesse les scénaristes, participant au casting, et rassurant même le réalisateur. Khaled Hosseini déclare ainsi, au sujet de Marc Forster : “J'étais très heureux d'entendre que Marc voulait faire un film aussi réaliste que possible, et montrer une culture qui n'avait jamais été vue auparavant. Il me parlait avec tellement de passion, d'intégrité, d'honnêteté du livre, et de sa peur de le trahir. Mais je n'étais pas inquiet, quand je voyais avec quel amour il était investi dans le film, en le voyant sur le plateau, j'ai vu qu'il avait énormément de talent."

Une préparation intense

Le souci de réalisme sur le film a été constant. Le réalisateur s'est ainsi rendu à Kaboul à plusieurs reprises, de même que l'acteur Khalid Abdalla, qui a été jusqu'à chercher à parfaitement maîtriser la langue, qui lui était alors complètement inconnue: "Quand j'étais à Kaboul, je me suis laissé guidé par le roman. J'ai cherché à retrouver tous les lieux, la culture, la nourriture de Kaboul, afin de voir à quoi ces choses ressemblaient, quelles saveurs elles avaient, quels sentiments elles provoquaient."

Premier rôle

Le casting des deux enfants interprétant Amir et Hassnar a demandé beaucoup de recherches. Après avoir fait des dizaines d'essais, le réalisateur n'était toujours pas satisfait car, bien que parlant le Dari, les enfants avaient tous un accent anglais. La décision a alors été prise d'aller chercher un enfant directement à Kaboul. Après un premier casting, sélectionnant environ une cinquantaine d'enfants, le réalisateur a lui-même retenu deux enfants, suite à une partie de cerfs-volants. Parmi eux, Zekeria Ebrahimi avait d'ailleurs été marqué par la guerre et l'évolution de Kaboul à titre personnel, y ayant perdu ses deux parents.

Version... originale

Les Cerfs-volants de Kaboul a été tourné entièrement en Dari, une des principales langues parlées en Afghanistan, ainsi qu'en Pashto, une langue parlée par les Talibans, et en Urdu, un langage pakistanais. Plusieurs personnes étaient sur le plateau afin de corriger l'accent des acteurs, dont Ilham Hosseini, le frère de Khaled Hosseini.

Une fresque historique

La chronologie du livre situe l'action sur plus de 30 ans, mais le réalisateur a souhaité la simplifier. Marc Forster préférait ainsi n'avoir que deux acteurs pour jouer le rôle principal, enfant et adulte : "Plus de deux et je pense que l'on aurait perdu la connexion avec ce fabuleux personnage. Le scénario suit la narration du livre, en incorporant tous les évènements majeurs de l'histoire en simplifiant la chronologie. Heureusement, le coeur de l'histoire est si fort que je crois que sa puissance est maintenue malgré les restrictions de temps et d'espace du format cinéma."

Une image travaillée

Afin de bien marquer la différence entre le Kaboul de 1970 et le Kaboul des années 2000, tout un jeu de couleurs a été utilisé : des teintes riches pour montrer la beauté des années 70, et des teintes les plus grises et ternes possible pour les temps actuels. La composition des plans a aussi été sujette à un travail particulier, comme l'explique le directeur de la photographie, Roberto Schaefer :"J'ai discuté avec Marc l'idée de n'avoir que de très peu de chose à l'écran. Lorsqu'Amir et Farid reviennent, il n'y a presque rien dans le cadre, pas de voitures... Cela créé l'impression immédiate d'une époque où l'on a pas le droit de jouer au cerf-volant, d'écouter de la musique ou de regarder la télévision. En quelques secondes, on comprend ce qui est arrivé à l'Aghanistan." (AlloCine)


Bande-annonce.

Celui qui aime a raison (2005)


Année de production : 2005
Sortie en France 26 avril 2006
France
Réalisateur Arnold Pasquier
Drame
67 mn

Distribution :

Marcos Gallon (Marcos), Osmar Zampieri (Osmar), Walmir Pavam (Walmir), Danilo Rabelo, Diogo Granato, Fabio Cypriano

Synopsis :

Marcos et Osmar vivent à São Paulo, au Brésil. Marcos rencontre Walmir. Ils vivent tous les trois ensemble. Un jour, Walmir disparaît. Son absence lance les deux hommes dans une quête sentimentale et urbaine où chacun, à sa façon, donne une réponse au manque.

Secrets de tournage.

A propos du réalisateur

Auteur de nombreux documentaires, fictions, installations multimédias, et programmes radiophoniques, Arnold Pasquier est un adepte du mélange des genres. Celui qui aime a raison s'inscrit dans la continuité d'une trilogie intitulée "Tous ont besoin d'amour". Tournée à Palerme, Barcelone et Bourges, cette trilogie développe la thématique "chorégraphie et paysage" chère au réalisateur.

Geste, mime et danse

Celui qui aime a raison est dépourvu de dialogues. Le réalisateur Arnold Pasquier explique ce parti pris : "Je trouvais là un double enjeu : calmer mon ardeur à écrire des dialogues, à expliquer par les mots et inventer des solutions visuelles au récit (...) Cette approche "silencieuse" m'a sans doute obligé à prendre en compte les déplacements, les attitudes, le jeu des regards et des corps pour traduire les sentiments.".

Tournage à São Paulo

Pour écrire le scénario de Celui qui aime a raison, le réalisateur Arnold Pasquier s'est immergé dans la ville et l'ambiance de Sao Paulo : "Sao Paulo a représenté un saut vers un continent inconnu dont j'avais peu de représentations. Je savais que je voulais trouver un paysage moderne pour y frotter mes histoires. New York me paraissait trop découvert, Rotterdam, trop proche, comme Londres. Sao Paulo émergeait d'un bain d'images contrastées : une des plus grandes villes du monde, la "New-York tropicale", un parc industriel gigantesque, la deuxième communauté japonaise après le Japon... une liste de superlatifs qui s'accommodaient mal à mes paysages. J'y ai fait, comme ailleurs, mes marches solitaires, captant, enregistrant, repérant des lieux. Dans l'incroyable chaos urbain, j'ai fait l'expérience de ce que l'oubli du passé peut avoir de stimulant et de provocant pour l'esprit."

Un projet artistique

Celui qui aime a raison a été réalisé avec le soutien de l'Association française d'action artistique, programme "Villa Médicis hors-les-murs". (AlloCine)



Bande-annonce.

Un Camion en réparation (2005)


Année de production : 2005
Sortie en France 19 avril 2006
France
Réalisateur : Arnaud Simon
Comédie dramatique
43 mn

Distribution :

Pierre Moure (Eugène), Antoine Régent (Pierre), Edith Scob (Mathilde), Aline Le Berre (Gabrielle), Nicole Colchat (Bernadette), Evelyne Didi (La Mère D'Eugène), Vincent Dissez (L'Homme Au Téléphone).

Synopsis :


Eugène a 20 ans. Il va mal et pourtant c'est l'été. A l'occasion d'un séjour en province, son regard se pose sur Pierre, la trentaine. Il décide de s'en faire aimer...

Secrets de tournage

Primé à Belfort et Pantin 

Remarqué dans de nombreux festivals, Un camion en réparation a entre autres remporté le Grand Prix du court métrage aux Entrevues de Belfort 2005, et un Prix spécial du jury, une mention de la presse et le Prix Emergence au Festival Côté court de Pantin 2005. 

Les intentions du cinéaste 

"(...) c'est une volonté de ma part de résister un peu aux équations trop simples : c'est l'été donc on vit une passion torride ; il y a un drame et oh ! la pluie tombe, etc. J'aimais davantage jouer sur des humeurs ambivalentes. Le soleil darde, la nature est là, il y a un bien-être lié aux vacances, au grand air, on prend son temps. Eugène devrait se sentir bien et pourtant quelque chose résiste. On ne choisit pas la saison pour tomber amoureux. Le soleil et la campagne ne sauraient remédier à l'empêchement, au sentiment d'abandon, à la dépression amoureuse. Il y a une phrase très belle de Strindberg : "L'eau du nuage a éteint le feu du soleil". Un camion en réparation ne raconte rien de spectaculaire. J'aime qu'une histoire n'avance pas à toute vitesse mais par petites touches contrastées qui émergent d'une certaine neutralité. Qu'elle sache prendre son temps quand il le faut, comme les personnages d'ailleurs, qui se connectent vite les uns aux autres puis se sentent aussitôt bien ensemble." 

Un film de comédien 

Un camion en réparation est le premier film d'Arnaud Simon, comédien né en 1969. Elève à la prestigieuse Ecole Supérieure d'Art Dramatique du TNS à Strasbourg (promotion 1995), il a joué sur les planches Dostoïevski, Koltès ou encore Marivaux. On l'a vu au cinéma dans L'Age des possibles, le film qu'a tourné Pascale Ferran avec les élèves comédiens de Strasbourg, et dans Laissons Lucie faire d'Emmanuel Mouret. 

Un camion sur la bonne voix 

Lui-même acteur, Arnaud Simon parle de son travail avec les comédiens : "Un Camion en réparation est selon moi un film d'acteurs, avant tout. C'est-à-dire que beaucoup de choses dépendent de l'humeur de chacun. Cela suppose de ma part une grande attention envers eux. La première entrée dans le jeu des comédiens, pour moi, c'est la voix. Eugène, je lui imaginais un corps différent de celui de Pierre Moure, mais j'ai l'impression que ce corps imaginaire a accepté la voix du comédien, et s'est adapté (...) J'aime sa voix parce qu'elle a quelque chose de brisé, qui vient de l'enfance. Et puis la façon dont elle complète la voix d'Edith Scob, comme si les déliés laissés par l'un étaient comblés par les pleins de l'autre. Le personnage de Mathilde, je l'ai écrit en pensant à Edith Scob et à sa voix, les mots sont pour elle, ils sont moulés pour son débit, son timbre. Ensuite j'ai fait un travail d'ajustement, dans le détail, avec elle, pour qu'elle s'approprie les dialogues. Je pense qu'un acteur qui aime les mots, cela se sent, il n'a rien à faire d'autre que les dire pour qu'ils résonnent. Je ne pourrais pas filmer quelqu'un dont je n'aime pas la voix. 

Les films de ma vie 

Arnaud Simon est devenu cinéphile en découvrant, à 12 ans, les films de François Truffaut à la télévision : "Je suis tombé sur L'Argent de poche en rentrant de l'école, et puis la semaine suivante on diffusait L'Histoire d'Adèle H, puis La Mariée etait en noir, c'était comme un rendez-vous. J'ai vu tous ces films en un temps réduit, et ce que j'ai ressenti est indélébile, surtout à cet âge-là : les enfants, la passion, le regard sur les femmes, l'asynchronisme des sentiments, etc. Je les ai tous revus vingt fois, cela ne m'a jamais quitté, ce sentiment de ne pas être seul. Voilà ce que j'ai appris en voyant ces films : on fait des films pour se sentir mieux, moins seul, et on les regarde pour la même raison. Alors écrire une histoire, même si elle ne touche qu'une ou deux personnes, suffit à rendre heureux. J'ai appris aussi de Truffaut à cerner mes limites, savoir ce que je suis capable de traiter." 

Le titre 

Dans une scène du film, le héros, Eugène, déclare : "J'aimerais bien être un camion en réparation, au moins on s'occupe de toi". Le cinéaste confie à propos de cette réplique, qui a donné au film son titre : "C'est une phrase que j'ai prononcée un jour, comme ça, en voyant un camion dans un garage." 

Français, moyens 

Un camion en réparation sort en salles dans le cadre de la collection Décadrage, structure dédiée aux moyens métrages. Ont déjà été distribuées sous ce label des oeuvres de cinéastes français tels que les frères Larrieu (La Brèche de Roland), Alain Guiraudie (Ce vieux rêve qui bouge), Emmanuel Mouret (Promene-toi donc tout nu!) ou encore Fabienne Godet (La Tentation de l'innocence). Un camion en réparation sort le 19 avril 2006, accompagné d'un autre moyen métrage, Etoile violette d'Axelle Ropert. (AlloCine)  
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