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Homosexualité au cinéma


Homosexualité au cinéma

L’homosexualité au cinéma consiste à montrer au cinéma des situations où l'homosexualité, sous toutes ses formes, est présente et non-dissimulée.

Longtemps quasi-inexistante ou censurée, c'est une thématique qui ne s'est développée vraiment au cinéma qu'à partir des années 1960, marquées par la libération des mœurs.

Plus qu'en littérature peut-être, l'homosexualité a eu au cinéma une fonction marquée de revendication. Cela tient au fait que ce moyen d'expression s'est développé dans cette période de libération des mœurs, mais aussi peut-être à ce que les images permettent de toucher plus directement le public. Néanmoins, la présentation de l'homosexualité, sous toutes ses formes, ne se résume pas à son illustration ou à sa défense. Le tournant en ce domaine, grand-public, semble avoir été atteint en 2006 par Le Secret de Brokeback Mountain d'Ang Lee qui, par son succès mondial, le nombre impressionnant de récompenses et les réactions qu'il a déclenchées, a permis sans doute d'atteindre une nouvelle dimension à ce genre, un impact social avec un vaste écho. Deux ans plus tard, avec Harvey Milk de Gus Van Sant, pour lequel Sean Penn remporte l'Oscar du Meilleur acteur, « c'est le premier film hollywoodien grand public où le personnage est gay sans s'excuser de l'être ».

Les formes que peut prendre l'homosexualité au cinéma sont donc, de façon schématique, au nombre de trois :

* revendicatrice : c'est une fonction bien représentée à partir des années 1990. Citons en vrac Fucking Åmål, Before Night Falls, Memento Mori (qui peut paraître timide à des yeux occidentaux mais marque un grand pas en avant en Corée du Sud)

* esthétique : on a un prototype de cette homosexualité « distanciée » avec Persona d'Ingmar Bergman, où tout se résume à un jeu de reflets, d'ombres et d'illusions ; le même fonctionnement se retrouve dans Mulholland Drive de David Lynch

* jouissive : cette dernière fonction peut inspirer le meilleur comme le pire, du Théorème de Pier Paolo Pasolini au Caravaggio de Derek Jarman en passant par Tabou de Nagisa Ōshima. Il s'agit souvent (mais pas toujours) de films faits par des homosexuels pour un public homosexuel, ce qui les rend parfois un peu répétitifs.

Proches de la fonction revendicatrice mais un peu à part, certains films se contentent de montrer sans vraiment juger, comme My Beautiful Laundrette de Stephen Frears. (Wikipédia)

mardi 12 octobre 2010

Ev Dylan

Photographe : Ev Dylan 







Photos : BeautifulMag 

Avant que j'oublie (2007)


Année de production : 2007
Sortie en France 17 octobre 2007
Réalisateur : Jacques Nolot
Drame
108 mn

Distribution :

Jacques Nolot (Pierre), Jean-Paul Dubois (L'Homme), Marc Rioufol (Paul), Bastien D'Asnières (Marc), Gaetano Weysen-Volli (Le Beau Gosse Du Restaurant Chinois), Bruno Moneglia (Bruno), David Kessler (Ii (Le Psy Manosky), Rémy Le Fur (Le Commissaire Priseur), Rabia Lyes (Khalid, Le Livreur), Jean Pommier (Georges, Le Notaire), Lionel Goldstein (David), Bernard Herlem (Richard), Claudine Sainderichin (Une Femme), Albert Mainella (Toutoune), Jean- Paul Chagniot (Willem), Isabelle Boudot De La Motte (Marie-Odile), Josianne Daussy (La Femme À L'Exposition), Florence Bouteau (Le Capitaine Laforge), Raphaeline Goupilleau (La Voisine De Toutoune), Isabel Arias (La Femme De Ménage), Alimata Camara (La Concierge), David Lefevre (Le Flic À L'Atelier), Yann Gohiec (Le Responsable Du Prisunic)

Synopsis :

Pierre, 58 ans, prisonnier de son passé, a de plus en plus de mal avec la solitude, avec le temps, avec le monde extérieur, a recourt à des psychotropes, s'enferme chez lui, seul lieu où il est le moins mal, dans l'attente d'une inspiration, n'arrive plus à écrire, a rendez-vous pour déjeuner avec son ami, une relation vieille de 30 ans, un ami qui fut un papa, une maman, une banque, l'ami ne viendra pas, Pierre se confronte à la police...à la famille, à la maladie...seul face à lui-même... se ressaisira avec humour et distance... croise chez son avocat un ami de bar...parlent de leur jeunesse, avec l'aide de son psyretrouve l'inspiration. Accompagné d'un gigolo, ira au bout de ses fantasmes...

Secrets de tournage

Avant qu'il ne sorte

Le film a été présenté à Cannes à la Quinzaine des Réalisateurs en mai 2007.

La fin d'une trilogie ?

Pour le scénariste et réalisateur, Jacques Nolot est le troisième volet d'une trilogie entamée avec L'Arrière-pays puis complétée par La Chatte à deux têtes. C'est en présentant ce dernier film qu'il entendit deux spectateurs évoquant l'inévitable suicide du personnage principal dans une éventuelle suite. C'est ainsi qu'il s'est mis à écrire Avant que j'oublie. Mais de manière plus large, Jacques Nolot admet que tous ses films suivent l'évolution d'un même personnage fictif pouvant avoir plusieurs noms.

Trois en un

Comme pour ses trois derniers longs métrages, Jacques Nolot occupe les postes de réalisateur, scénariste et acteur.

Question de plan séquence

Jacques Nolot explique comment il a abordé la mise en scène de ces films en général et de Avant que j'oublie en particulier : "Je ne voulais pas de gros plans ; il n'y en a dans aucun de mes films. Par contre, j'aurais souhaité davantage de plans séquences, de silence, de riens, mais je n'ai pas toujours eu l'argent et le temps pour les tourner. C'est mon seul regret. Pour la plupart des scènes et en particulier à Drouot, j'aurais aimé qu'elles soient filmées avec de longs plans séquences, des allers-retours, des acteurs qui entrent et qui sortent, des descentes d'escalier. Le plan-séquence me séduit par son élégance, sa façon de donner une autre dimension à l'espace et au temps, un peu comme dans le cinéma porno de La Chatte à deux têtes."

Des acteurs non professionnels

Le réalisateur évoque le choix de ses acteurs : "Ca a été très compliqué, parce que je ne voulais aucun acteur professionnel. Pour interpréter Marc, le premier gigolo, j'avais un vrai gigolo qui m'a posé un lapin au dernier moment. Mais comme j'avais prévu le coup, un jeune comédien, Bastien d'Asnières, que j'avais gardé en stand-by, est venu répéter à minuit la veille du tournage. Il s'est passé à peu près la même chose avec les autres rôles. Le problème, c'est que je suis tellement prisonnier des personnes dont je me suis inspiré que je ne peux jamais trouver un acteur à la hauteur du modèle. Même si, au final, je suis très content d'eux (rires) ! De toute façon, il n'y a pas de mauvais acteurs, il n'y a que de mauvais metteurs en scène."

Tournage rude

Le film a été réalisé en 24 jours, uniquement avec l'aide de l'Avance sur recettes. (Allocine)


Bande-annonce.


Angora Ranch (2006)


2006
USA
Réalisateur : Paul Bright
Comédie
96 mn

Distribution :

Paul Bright (Jack), Tim Jones (Peter), Peggy Mae Binn (Betty Bye), Kyle Evans (Tom), Carol Barron Forbes, Michael E. Harvey, Sylvia Hunstman, Krista Keosheyan, Jim Knight, Peggy McConnell, Joeleen Ornt, Misty L. Poe, Steve Powers, Thomas Romano, Cynthia Schiebel

Synopsis :

Dans un ranch, prés d’Austin, voici la rencontre stupéfiante, d’un beau jeune homme de 20 ans : Justin, avec Jack, la cinquantaine, éleveur de lapin angora . Ils tombent follement amoureux l’un de l’autre, sous le regard malicieux des lapins et du père de Jack frappé de sénilité galopante…

Bande-annonce, Extrait


Amour, Gloire et Gayté (2006)


2006
Titre original : The Young the gay and the restless
USA
Réalisateur : Joe Castro
Comédie
76 mn

Distribution :

Chris Brown (Nurse Jones), Caleb Campbell (Phillip), Damien Christopher (Billy), Holly Karrol Clark (Cynthia), Buck Davis (Dr. Bender), Jeremy Dubois (Josh), Ms. Elliott (Victoria Gaylord), Joe Haggerty (Francis Gaylord), Felicia Lambreton (Invitée de fête), Kerry Liu (Kristin), Justin Marchert (Nicholas), Michael Oliviera (Eric), Dennis Richardson (Mark), Jed Rowen (Invité de fête), Scott Whitaker (Andrew)

Synopsis :

Miss Gaylord, une vieille excentrique très riche, apprend qu’elle va mourir. Elle invite auusitôt ses proches dans sa luxueuse demeure.
Un improbable et savoureux mélange des genres vient alors élire domicile sous son toit : hétéros coincés, folles hystériques, gym queen,… Tous (ou presque) sont là dans le secret espoir d’obtenir une (bonne) part de l’héritage, quitte à employer les grands moyens. Chacun dévoile peu à peu ses intentions (et pas seulement)... sans jamais perdre de vue, ni sa libido, ni son portefeuille…


Bande-annonce.

American History X (1998)


1998
Sortie en France 3 mars 1999
USA
Réalisateur : Tony Kaye
Drame
115 mn


Distribution :

Edward Norton (Derek Vinyard), Edward Furlong (Danny Vinyard), Beverly D'Angelo (Doris Vinyard), Avery Brooks (Dr. Bob Sweeney), Jennifer Lien (Davina Vinyard), Ethan Suplee (Seth Ryan), Stacy Keach(Cameron Alexander), Fairuza Balk (Stacey), Elliott Gould (Murray), Guy Torry (Lamont), William Russ (Dennis Vinyard), Joseph Cortese, Jason Bose Smith, Antonio David Lyons, Alex Sol

Synopsis :

A travers l'histoire d'une famille americaine, ce film tente d'expliquer l'origine du racisme et de l'extremisme aux Etats-Unis. Il raconte l'histoire de Derek, qui voulant venger la mort de son pere, abattu par un dealer noir, a epouse les theses racistes d'un groupuscule de militants d'extreme droite et s'est mis au service de son leader, brutal theoricien pronant la suprematie de la race blanche. Ces theories le meneront a commettre un double meurtre entrainant son jeune frere, Danny, dans la spirale de la haine...

Secrets de tournage.

Tony Kaye, le réalisateur

Réalisateur de spots publicitaires et de clips vidéo, Tony Kaye réalise avec American History X son premier long métrage, sur lequel il est également directeur de la photographie.
Tony Kaye a signé la campagne des jeux Olympiques de 1996 et travaillé pour de nombreuses marques. Mais il a aussi mis son expérience au service d'autres causes; pour "Greenpace", notamment, et une association en faveur des orphelins roumains. Il a également réalisé un documentaire sur la question de l'avortement aux Etats-Unis.

Edward Norton et les études...

A l'écran, il peut être dépeceur d'archevêque (Peur Primale), avocat de Larry Flynt (Larry Flynt), joueur de poker invétéré (Les Joueurs), mais avant de faire du cinéma, Edward Norton a été un brillant étudiant de l'université de Yale. Il a commencé par étudier l'astronomie, avant de s'orienter vers l'Histoire, d'apprendre le japonais et de rejoindre la troupe théâtrale du campus avec laquelle il a joué Tchekhov et Shakespeare.

Edward Furlong n'a peur de personne...

A 12 ans, en 1991, il résiste au méchant robot de Terminator II. Après avoir été ange démoniaque (ou démon angélique) dans de nombreux films d'horreur (Simetière II, Brainscam), Edward Furlong a eu, par la suite, la particularité de tenir tête à des partenaires de renom : Jeff Bridges (American Heart - 1992), Kathy Bates (Le Combat De Ma Mère - 1993), Walter Matthau (The Grass Harp - 1996). On a pu le voir également, dans Little Odessa (James Gray - 1993) et Before And After (Barbet Schroeder - 1998)

Le montage déjà "oscarisé"

Le point commun des deux monteurs du film est d'avoir obtenu un Oscar pour leur travail. Alan Heim l'a obtenu pour All That Jazz (Bob Fosse - 1979), tandis que Jerry Greenberg l'a reçu pour French Connection (William Friedkin - 1971)

La musique

Elle est signée Anne Duddley. Diplômée de musique classique du Royal College of Music et du King's College de Londres, elle a travaillé avec plusieurs chanteurs et groupes, parmi lesquels : Phil Collins, Elton John, Seal, Jeff Beck, "Frankie Goes To Hollywood", "The Art Of Noise". Au cinéma, on lui doit notamment la musique de : The Crying Game (Neil Jordan), mais surtout celle de The Full Monty (Peter Cattaneo) pour laquelle elle a été récompensée d'un Oscar. (AlloCine)


Bande-annonce.

Aaron... Albeit a Sex Hero (2009)


2009
USA
Réalisateur : Paul Bright
Action, Comédie, Thriller
82 mn

Distribution :

Matthew Burnett (Aaron), Rafiel Soto (Jesse), Christopher Lee Gibson (Boss), Mary Farrar (Joan), Mary Anzalone (Bettie), Tony Bottorff, Steve Powers, Carol Barron Forbes (Esther), Peggy Mae Binn (Marilyn), Joeleen Ornt (Carmen), Connie Maynord (Polly), Larry Soileau (Steve), Bobby Longoria (Bruce), Heath Allyn (Frank), Tim Brough

Bande-annonce.

A Toute vitesse (1996)


Année de production : 1996
Sortie en France 25 septembre 1996
France
Réalisateur : Gaël Morel
Comédie dramatique
86 mn

Distribution :

Élodie Bouchez (Julie), Stéphane Rideau (Jimmy), Pascal Cervo (Quentin), Mezziane Bardadi (Samir), Romain Auger (Rick), Salim Kechiouche (Jamel), Mohammed Dib (Karim), Hasan Akyurek (Le boucher), Marie-Claude Bacon, Ryad Benkouider, Nassera Benlaloui, Hacina Bouhamadi, Stéphane Bouillard, André Bouvard, Jean Branche, Christiane Charlet, Silvère Demule, Laurent Diomande, Nicolas Dixmier,  Christine Dubouchet, Anne-Laure Euvrard, Frédéric Fargier, Fabrice Farison, Patrick Geoffray, Estelle Granet, Abdel Guedichi, Kena Guines, Sabar Hamai, Frédérique Hurpeau, Alain Husson, Thierry Josson, Missoum Laimene, Aurélien Morel, Paul Morel,  Youcef Ninach, Michel Petit, Nabil Sadji, Joaquim Sa, Hanafi Soul, Patrice Thomas,  Karine Valverde, Stanislas Vart , Bernard Villeneuve

Synopsis :

Fils d'ouvriers, Quentin obtient le succès avec son premier roman. Il a pour amis le costaud et charismatique Jimmy et Julie, une jeune fille issue de la bourgeoisie. Samir, un jeune beur, s'éprend de Quentin, qui se refuse à lui mais veut en faire le héros de son prochain livre...


Bande-annonce.

8 mile (2001)


2001
USA, Allemagne
Réalisateur : Curtis Hanson
Drame, Musique
110 mn


Distribution :

Eminem (Jimmy 'B-Rabbit' Smith), Brittany Murphy (Alex), Mekhi Phifer (David),  Kim Basinger (Stephanie Smith), Evan Jones (Cheddar Bob), Omar Benson Miller (Sol George), De'Angelo Wilson (DJ Iz), Eugene Byrd (Wink), Taryn Manning (Janeane), Larry Hudson (Bouncer), Proof (Lil' Tic), Mike Bell, DJ Head, Michael Shannon (Greg Buehl), Chloe Greenfield (Lily Smith)

Synopsis :

Jimmy Smith Jr, alias « Rabbit », habite avec sa mère et sa petite sœur dans une caravane, plantée dans une banlieue sinistrée de Detroit. Il rêve d’une autre vie mais accumule les ennuis, les bagarres et les déboires sentimentaux. Rêvant de devenir rappeur, il se fait humilier lors d’un clash local contre Papa Doc, un rappeur local et ne s’en remet qu’avec peine. Envers et contre tous, il se représente au clash suivant…

Rapport à l'homosexualité :

L’homosexualité n’est abordée que de manière accessoire, notamment au cours d’une pause-déjeuner des ouvriers de l’usine. L’un des ouvriers improvise un texte arguant de l’homosexualité dudit ouvrier et s’en moquant. « Rabbit » malgré sa timidité et son manque de confiance en soi, décide d’intervenir et déclame à son tour quelques mots pour défendre l’ouvrier. (MédiaG

Secrets de tournage.

8 mile : une frontière entre blancs et noirs

Le titre de 8 mile est une référence directe à 8 Mile Road, une frontière imaginaire et rigide entre la ville de Détroit et la banlieue, entre le territoire des blancs et celui des noirs. Une démarcation qui représente un obstacle psychologique pour le personnage de Jimmy, incarné par Eminem, dont l'objectif est de percer dans le hip-hop, de l'autre côté de 8 Mile Road.

La genèse du projet

8 mile est un projet qui date de vingt ans. A cette époque, le producteur Brian Grazer sent dans le hip-hop les germes d'un courant d'une puissance insoupçonnée. Et très vite, il décide de s'intéresser à ce genre musical nouveau, "d'en explorer les racines, de comprendre son fonctionnement et la portée de ses textes. Et cela bien avant qu'il ne représente un marché de plusieurs milliards de dollars."

Une fois le projet mis en chantier vient le temps de trouver l'acteur idéal, capable de porter en lui toute la rage contenue dans le hip-hop. Le choix de Brian Grazer se porte alors rapidement sur la star planètaire du genre Eminem, même si leur première rencontre s'avére pour le moins tendue. "J'ai commencé à m'intéresser à Eminem il y a quelques années", confie Grazer. "Il n'était pas encore une star, mais je lui trouvais déjà un immense charisme et je pensais qu'il pourrait exploser à l'écran. Lorsque je l'ai fait venir dans mon bureau, il est resté muet comme une carpe, sans même me regarder. Au bout de quinze minutes, il a fini par rompre le silence , et s'est révélé un personnage étonnament disert et éloquent."

Eminem : la star controversée du hip hop

8 Mile met en vedette le jeune rappeur américain Eminem, qui effectue pour l'occasion ses premiers pas sur grand écran dans une oeuvre autobiographique à peine voilée. Très vite, l'Américain originaire de Détroit se distingue avec des paroles provocantes qui déclenchent une véritable controverse autour de son nom. Une odeur de soufre qui n'empêche pas le public, bien au contraire, d'acclamer cette nouvelle vedette du hip-hop. Son premier album, The Slim Shady LP, sort en 2000 et se vend à plus de 7 millions d'unités. Le suivant, The Marshall Mathers LP, sort un an plus tard et remporte à nouveau un franc succès, se voyant comme son prédécesseur auréolé du Grammy du meilleur album rap de l'année. En 2002, Eminem publie The Eminem Show, qui décroche trois prix aux MTV Awards et porte le nombre de ses albums vendus à plus de 30 millions de copies. A noter que l'artiste rap est également producteur, à la tête d'une compagnie baptisée Shady Records.

Des "batailles" verbales !

8 mile n'a pas vocation autobiographique, mais il met en lumière un monde qu'a très bien connu Eminem lorsqu'il tentait de percer dans le rap à Détroit. Dans les boîtes de la ville, le jeune homme se livrait à de féroces joutes musicales improvisées contre les meilleurs rappeurs des environs. Des "batailles" qui font rage dans le long métrage et dans lesquelles les rimes se succèdent à un rythme effréné devant un parterre enthousiaste qui, à l'applaudimètre, désigne le vainqueur de chacun de ces duels d'une durée de 45 secondes.

Exemple d'un extrait issu d'une "bataille" de 8 mile. Parole à Eminem :

... Je suis Rabbit - Et toi, la tortue, vite !
Je lapide rapide, tes rimes insipides
Tu t'inclines "Lyckety-Splyt
Je prends le gouvernail
Et mon cul blanc part traverser 8 Mile...

Eminem / Curtis Hanson : une histoire de respect

Curtis Hanson et Eminem se sont beaucoup apportés l'un à l'autre. Le réalisateur a eu avec le rappeur "tout ce qu'on espère d'un acteur : un immense talent, un engagement total, de l'humilité, du respect, une formidable discipline, une détermination constante à donner le meilleur de soi, à être vrai à chaque seconde."
Quant à Eminem, son expérience du tournage a certes été très éprouvante mais également on ne peut plus bénéfique. "Curtis Hanson vous fait travailler jusqu'à l'épuisement", raconte-t-il. "On a joué le texte pendant plus d'un mois en essayant toutes les variantes imaginables. Cela nous a permis de bien nous connaître. Curtis a été formidable. Chaque fois qu'on croyait avoir trouvé la bonne interprétation d'une scène, il nous en proposait une nouvelle, différente... et meilleure."

Perdue au milieu d'une bande de rappeurs

La comédienne Brittany Murphy est la seule jeune fille au générique d'8 mile. Fréquenter de nombreuses journées toute une bande de rappeurs n'a visiblement pas effrayé la jeune américaine qui avoue avoir trouvé "amusant et un peu fou d'être la seule fille au milieu de ces barges - si amusant qu'après mes répétitions, je restais souvent sur place pour regarder travailler les gars."

Kim Basinger retrouve Curtis Hanson

8 mile marque la seconde collaboration de la comédienne Kim Basinger avec le réalisateur Curtis Hanson, cinq ans avec L.A. Confidential. Kim Basinger, qui incarne la mère d'Eminem dans le film, ne tarit pas d'éloges sur celui qu'elle considère comme un partenaire privilégié. "J'ai tout de suite répondu à cette invitation, considérant comme un cadeau de pouvoir travailler à nouveau avec Curtis. Je n'ai jamais vécu collaboration plus sincère, ni connu réalisateur plus talentueux, plus digne de confiance que lui. (...) Curtis nous apporte tout son soutien avec son humilité, son enthousiasme juvénile, son amitié et sa part de mystère. Merveilleuse combinaison ! Je suis heureuse de le connaître."

"8 mile" : objectif authenticité

Pour le réalisateur Curtis Hanson, le mot "authenticité" est le plus représentatif du long métrage. Je voulais que le film dégage une impression de réalité, de naturel quasi-documentaire", résume-t-il. J'ai pris un énorme plaisir à explorer cet univers et j'ai voulu que le spectateur fasse partie de ce voyage."

Survivre, lutter, être fort...

8 mile ne représente pas seulement une peinture de l'univers du hip-hop vécue par le prisme d'un jeune et talentueux rappeur. Pour le réalisateur Curtis Hanson, le long métrage permet également d'examiner un aspect particulier de la société américaine, de voir comment il faut se battre quotidienement pour réussir. 8 mile dévoile, selon Hanson, "un monde que le cinéma et les médias grand public montrent rarement : une Amérique appauvrie qui s'efforce de survivre au sein des quartiers défavorisés. Pour les habitants, 8 Mile Road est une ligne de démarcation. Pour Jimmy, c'est aussi une barrière psychologique qui freine ses ambitions et l'empêche d'être ce qu'il voudrait. Mais n'avons-nous pas tous notre propre 8 Mile Road ?"

Détroit l'hiver

Tourner à Détroit ne fut pas de tout repos pour l'équipe du film, surtout en plein hiver. Les conditions météorologiques difficiles ne gâchèrent cependant en rien le plaisir de fréquenter cette ville américaine pleine de paradoxes, comme l'explique le réalisateur Curtis Hanson : "Detroit fut pour beaucoup d'entre nous une révélation. Partout, on découvre des traces du passé de cette ville, jadis si riche de promesses, et qui semble aujourd'hui ne plus avoir rien à offrir. C'était un décor idéal, tant sur le plan visuel que thématique."

8 mile ? "Jamais de la vie !"

"La première fois qu'on m'a parlé de 8 mile ...je n'ai pas eu la moindre envie d'y participer ! Je ne voulais même pas lire le script, parce que je pensais que ce serait un banal film de rap." Ainsi s'exprime Mekhi Phifer, rappeur complice d'Eminem dans le long métrage, révélé dans le Clockers de Spike Lee, qui a toutefois rapidement du se rendre à l'évidence. "C'est en rencontrant Curtis Hanson que j'ai compris la vraie nature du projet, son mélange de comédie, de drame et d'action", poursuit-il. "Ce film est l'histoire d'une quête, d'un rêve abouti, l'aventure d'un homme qui refuse de dilapider ses dons."

Une photographie urbaine

Rodrigo Prieto, le directeur de la photographie d'8 mile, a particulièrement goûté le fait de tourner un film urbain, particulièrement réaliste. Cette expérience le changeait en effet des deux précédents longs métrages sur lesquels il avait collaboré, Frida et Péché originel. Pour 8 mile, le réalisateur Curtis Hanson avait une image très précise de la photo idéale et lui avait demandé de donner au film "le look d'une mauvaise herbe poussée entre les pavés".

Une bande originale décapante

La bande-originale d'8 mile est logiquement constituée de nombreux morceaux de rap. Eminem est d'ailleurs le compositeur et l'interprète des titres 8 mile et Lose yourself, au côté de grands noms du hip-hop comme The Notorious B.I.G., Cypress Hill, Naughty by nature, 2Pac, le Wu Tang Clan ou encore Method Man. (AlloCine)


Bande-annonce.

3-Day Weekend (2008)


2008
USA
Réalisateur : Rob Williams
Drame
84 mn

Distribution :

Chris Carlisle (Mac), Joel Harrison (Cameron), Gaetano Jones (Kevin), Derek Long (Cooper), Derek Meeker (Simon), Douglas Myers (Jason), Daniel Rhyder (Andre), Stephen Twardokus (Ace)


Bande-annonce.

17 Fois Cécile Cassard (2002)


Année de production 2001
Sortie en France 10 juillet 2002
France
Réalisateur : Christophe Honoré
Drame
105 mn

Distribution :

Béatrice Dalle (Cécile Cassard), Romain Duris (Matthieu), Jeanne Balibar (Edith), Ange Ruzé (Erwan), Julien Collet (Stéphane), Marie Bunel (L'Institutrice), Fabio Zenoni (L'Homme Du Porche), Robert Cantarella (L'Homme Du Cimetière), Johan Oderio-Robles (Lucas), Tiago Manaïa (Tiago), Jérôme Kircher (Thierry), Jeremy Sanguinetti (Julien), Assaad Bouab, Lisa Lacroix, Marie Laudes Emond.

Synopsis :

Ce film dresse, à travers dix-sept moments clefs de sa vie, le portrait de Cécile Cassard, une femme qui tente de reconstruire sa vie.

Secrets de tournage :

Un auteur

Christophe Honoré a commencé sa carrière artistique comme écrivain (3 romans et 4 scénarios). Il a choisi de raconter l'histoire de Cécile Cassard sous la forme d'un film et non d'un roman car "Cécile Cassard doit tout au cinéma, elle ne peut tenir droite qu'au milieu d'un plan, pas au milieu d'une phrase. C'est un personnage qui a besoin d'espace et de durée, un personnage qui demande à être incarné, pris en main par une actrice, regardé par un cinéaste, la lecture ne suffit pas à faire exister un tel personnage."

Les inspirations

Christophe Honoré confesse avoir trouvé son inspiration dans les films :  Chez les grandes actrices, pour le personnage de Béatrice Dalle, "le visage de Kim Novak dans Sueurs froides, celui de Jeanne Moreau dans Querelle, d'Anouk Aimée dans Lola." Il écrit : "Elles regardent toutes plus ou moins le même homme partir et elles ont toutes le regard de celles qui restent, celles qu'on abandonne. A la fois protégées et désignées par les fenêtres, elles s'imposent dans la douceur, avec ce peu d'espace autour d'elles dont elles sont maîtres." Et dans les westerns pour la trame. Il écrit : Ce sont deux cowboys au bord de l'eau. L'heure tranquille, loin des chevaux. La nuit tombe. Ils se parlent délicatement. Il parlent de ce qu'ils feront à la fin du film, la ferme, les femmes, les enfants... A côté d'eux le fleuve clapote ironiquement, il nous rappelle que de toute façon avant la fin du film, un des deux cowboys sera mort. Dans les westerns, les seuls vrais territoires que les fleuves séparent sont ceux des vivants et des morts."

Présenté à Cannes

Dix-sept fois Cécile Cassard a été présenté à Cannes en 2002 dans la sélection officielle Un Certain regard.


Bande-annonce.

Les Petits fils (2004)


Sortie en salles 17 novembre 2004
France
Réalisateur : Ilan Duran Cohen
Comédie dramatique
84 mn

Distribution :

Reine Ferrato (Mamie Régine), Guillaume Quatravaux (Guillaume), Jean-Philippe Sêt (Maxime), Brice Cauvin (Serge), Samuel de Gunzburg (Ben), Régis Gambier (Le plombier), Ilan Duran Cohen (Le père de Ben)

Synopsis :

Guillaume (24 ans) cherche à s'émanciper de l'amour de deux femmes : sa mère, récemment décédée d’un cancer du sein à l’âge de 47 ans, et sa grand-mère paternelle, Régine, 84 ans, qui l’a élevé. Mais les cendres de la belle-fille reposent dans une urne placée sur le balcon de la grand-mère, qui a pris l’habitude de lui parler tous les jours. Aujourd’Hui, tous se sont habitués à l’urne. Personne n’est capable de s’en séparer. L’arrivée de Maxime, un jeune homme de ménage, les pousseront à entreprendre le chemin du deuil, jusque-là évité…

Secrets de tournage.

Un sujet délicat

Les Petits fils est un film sur la séparation et le deuil. "J'avais envie d'aborder ces thèmes au cinéma", confie le réalisateur Ilan Duran Cohen. "Déjà, mon dernier livre, "Mon cas personnel", parlait de la séparation. C'est un sujet récurrent chez moi. Les Petits fils est avant tout un film sur la nécessité de faire son deuil. (...) Tout l'enjeu du projet était de parler de choses dramatiques de façon légère, un peu comme dans La Confusion des genres, mon précédent long-métrage. Je ne conçois pas d'écrire un roman ou de faire un film sans humour et j'aime avoir des personnages qui disent ce qu'ils pensent sans détour et sans hypocrisie."

S'échapper de la télé-réalité

Le réalisateur Ilan Duran Cohen avoue un vrai plaisir à jouer avec le vrai et le faux dans ses films. Il profite de l'occasion pour égratigner la télé-réalité et l'obsession du vrai : Aujourd'hui, il y a comme une obstination à montrer la vérité à tout prix. On se targue lorsqu'un film est basé sur une histoire vraie, comme si cela lui donnait une valeur supérieure. Il y a l'invasion de la télé-réalité, qui passe pour du divertissement suprême ; qui a réussi à faire fi de la création, de l'imagination et des rêves du créateur. Il était important de se libérer de ces notions de vérité ou de fiction. Un film n'est qu'un vaste mensonge organisé, même s'il prétend à la cohérence ou à une certaine vérité de fiction."

L'emploi de la DV

Pour Les Petits fils, le réalisateur Ilan Duran Cohen utilise la caméra DV. Un choix qui répond à son envie de "faire un film plus intimiste, (...) de retrouver les sensations d'écriture d'un roman, transformer la caméra en "caméra plume"."

Un réalisateur à la baguette !

C'est le réalisateur français Bertrand Bonello (Le Pornographe, Tiresia) qui a composé la musique des Petits fils. Ilan Duran Cohen s'explique sur cette collaboration originale : "J'aime l'univers et les films de Bertrand Bonello. Je savais qu'il était musicien (ndlr : il avait déjà composé la musique de son Pornographe) et j'avais envie de travailler avec lui. Et puis, au regard de son cinéma anachronique et radical, j'étais certain qu'il ne composerait pas une musique trop mélo. (...) Je lui ai demandé de se mettre dans la peau d'un des personnages du film, en l'occurence la mère de Guillaume. J'envisageais la musique comme une manière pour la mère de communiquer avec son fils."

Grand Prix Horizons à Venise

Les Petits fils a remporté le Grand Prix Horizons à la 61ème Mostra de Venise. (AlloCine)


Bande-annonce.

Glue (2006)


2006
Argentine
Réalisateur : Alexis dos Santos
Drame
105 mn

Distribution :

Nahuel Pérez Biscayart (Lucas), Nahuel Viale (Nacho), Inés Efron (Andrea), Verónica Llinás (Mecha), Héctor Díaz (Freddy), Florencia Braier (Flor), Sonia Stenico, Los Wamos Band, Jimena Prieto, Griselda Ojeda, Rodrigo Espinoza, lumno Ingles, Flavio Alexis Saddi, 'Astor' Escobar, Ángela Odetto, Mariana Dos Santos

Synopsis :

Dans un petit village aux airs de désert en Argentine, trois adolescents commencent à se poser des questions sur leur sexualité, sur le monde, sur leur identité. Lucas (Nahuel Pérez Biscayart) vit avec sa mère et ses frères et sœurs. Le père est absent, il passe son temps à tromper son épouse avec une femme du coin avant d’essayer de toujours recoller les morceaux. Loin de la promiscuité et de l’ambiance lourde du foyer, Lucas aime s’évader avec son meilleur ami Nacho (Nahuel Viale). Ils vont ensemble voir des filles à la piscine et ils font tous les deux partie d’un groupe de rock indépendant. Leur relation commence à se teinter d’ambiguïté, les petites batailles enfantines ressemblant de plus en plus à des frottements charnels. Lucas s’interroge : A qui pense Nacho quand il se masturbe ? Dans le fond quelle différence entre embrasser une fille ou un garçon ? Le duo devient trio alors qu’une amitié se crée avec une jeune fille du coin, la quelque peu désorientée Andrea (Inés Efron). La demoiselle se pose elle aussi des questions existentielles, se rêve parfois en homme, a envie de rouler des pelles bien baveuses. Entre quotidien familial lourd, excitation et quête de repères, nos trois teenagers vont aller au bout de leurs découvertes le temps d’un été… (Tadah ! Blog)

Bande-annonce.

Les Derniers jours du monde (2008)


Année de production 2008
Sortie en salles 19 août 2009
France
Réalisateurs : Jean-Marie Larrieu, Arnaud Larrieu
Comédie dramatique
130 mn

Distribution :

Mathieu Amalric (Robinson), Catherine Frot (Ombeline), Sergi López (Théo),  Clotilde Hesme (Iris), Omahyra (Laetitia), Pierre Pellet (Cédric Ribot), Manon Beaucoin (Mélanie), Serge Bozon (Hôte château), Daniel Cohen (Sociologue château), Jacques Nolot (Docteur Abeberry), Baya Belal (Mère Lae), Daniel Isoppo (Homme grillades), Sabine Azéma (La marquise d'Arcangues), Christophe Paou (Pasca), Christian Gazio (Exalté)

Synopsis :


La fin du monde est en marche. Pluie de cendres, explosions, contaminations : chaque être humain doit désormais se faire à l’idée que ses derniers jours approchent. Dans ce contexte apocalyptique, Robinson (Mathieu Amalric) fait le point sur sa vie passée. Une famille formée avec sa femme Chloé (Karin Viard) et sa fille mais surtout une liaison ardente avec une femme inconnue, Laetitia dite Lae (Omahyra Mota). Une femme qui se déshabille aussi vite qu’elle disparaît. Divorcé, Robinson demeure incapable de la retrouver. Au souvenir des premières étreintes se mêle le présent où le monde s’écroule peu à peu. Robinson croise sur sa route un vieil ami, Théo (Sergi Lopez) qui compte prendre contact avec sa fille Iris (Clotilde Hesme) dont il ignorait encore l’existence quelques semaines auparavant. Il croise aussi Ombeline (Catherine Frot), une vieille connaissance de son père. Alors que la mort menace, chacun est confronté à son existence et se retrouve à faire des choses plus ou moins folles dans un chaos certain… (Tadah ! Blog

Secrets de tournage.

Présenté à Locarno

Les derniers jours du monde est présenté en Sélection officielle au Festival de Locarno en 2009.

"Derniers jours"... et premières fois

C'est la première fois que les Larrieu signent une adaptation littéraire. Les Derniers jours monde est un livre de Dominique Noguez, paru en 1991. "Sur le papier, c'est un sujet de film hollywoodien ! Il y avait beaucoup de nouveautés pour nous : l'adaptation d'un roman, la confrontation au road-movie, à une multitude de personnages, des scènes d'action violentes... C'était l'occasion de mettre en scène des choses nouvelles. Comme on dit dans la tradition américaine, diriger 300 personnages avecle héros perdu au milieu, c'est un bon test de mise en scène." On trouve aussi dans le film des éléments d'Amour noir, autre livre du même auteur, et les cinéastes disent avoir aussi été inspirés par une nouvelle de Jim Harrison, publiée dans Légendes d'automne, L'Homme qui abandonna son nom.

Amalric, un fidèle, un vrai

Mathieu Amalric était déjà le héros du moyen-métrage qui fit connaître Jean-Marie et Arnaud Larrieu en 2000 La Brèche de Roland, puis de leur premier long métrage, quatre ans plus tard, Un homme, un vrai. Voilà pourquoi, lorsque ses compagnons de route lui ont demandé de jouer dans Les Derniers jours du monde, le comédien n'a pas pu refuser, même si ce tournage l'a contraint de repousser de quelques mois la réalisation de son propre long métrage, Tournée... Ajoutons que si Catherine Frot est une nouvelle venue dans leur univers Sergi López était l'un des héros de Peindre ou faire l'amour.

Apocalypse now

Arnaud Larrieu précise ses intentions : "On est parti de la fameuse idée selon laquelle on voit défiler sa vie avant de mourir... C'est à la fois Robinson qui revisite son passé, mais aussi les lieux qui redeviennent primitifs, d'où l'allusion aux grottes préhistoriques qui servent à nouveau d'abris. Les " dernières fois " rejoignent les " premières fois ". Les derniers survivants, Robinson et Laetitia, meurent nus tels Adam et Eve (...) "L'état de fin du monde exacerbe un sentiment romanesque. Confrontés à la catastrophe, les personnages se posent des questions nouvelles. Que faire ? Avec qui ? Pourquoi ? Tout à coup, un destin surgit, de vieux désirs enfouis. Certains, qui ont donné un sens à leur vie, veulent la prendre en main jusqu'au bout, parfois par le suicide. L'apocalypse transforme les êtres et les corps."

Fin du monde, mode d'emploi

Jean-Marie Larrieu revient sur l'inscription des Derniers jours du monde dans un genre, le film-catastrophe, peu courant en France : "Contrairement à la tradition, "notre" fin du monde n'a pas une unique cause. C'est une série de catastrophes -tremblement de terre, attentats, virus, missiles- familières, si l'on peut dire, qui entrent en résonance les unes avec les autres et finissent par provoquer la catastrophe finale. Ce qui nous intéressait n'était pas l'explication mais la sensation de catastrophe, sa mise en écho avec que que vivaient les personnages. Ainsi, une pluie de cendres tombe au moment où Ombeline parle de son passé amoureux, ou des bombes explosent à l'instant où elle fait l'aveu à Robinson qu'elle a été l'amante de son père (...) C'est la rencontre, parfois tapageuse, du film intimiste et du film spectaculaire. Cela culmine dans la scène du minibus à Toulouse, Robinson refuse de refaire sa vie avec sa femme : elle explose, littéralement !"

Peau sensible

Dans plusieurs scènes, les personnages sont totalement nus (comme on peut le voir sur l'affiche du film). Arnaud Larrieu revient sur la signification de cette nudité : "La nudité est associée concrètement à la mise à nu de chacun, comme une révélation des failles, des fragilités. La fille que recherche notre héros l'a mis à nu : c'est le sens de la dernière séquence dans Paris, où ils se promènent tous deux entièrement nus. Il ne leur reste plus que la peau. Je me souviens qu'après avoir lu le scénario, Mathieu Amalric nous avait dit : "C'est un film sur la peau"."

Un amour d'Omahyra

L'un des rôles féminins principaux, la troublante Laetitia, est interprétée par une inconnue, Omahyra Mota. Jean-Marie Larrieu nous la présente : "Il fallait une actrice capable de jouer nue pratiquement toutes ses scènes. Après avoir longtemps cherché, y compris dans le porno, nous avons abordé le monde des mannequins.D'origine dominicaine, Omayra a travaillé à New-York comme top-model. Elle nous a tout de suite plu par son mystère et son androgynie. Elle incarne vraiment la femme venue d'ailleurs.A : Son caractère n'est pas préfabriqué. Elle a l'allure d'un chat sauvage, à la vie comme à l'écran." "Elle a l'allure d'un chat sauvage, à la vie comme à l'écran", ajoute Arnaud Larrieu.

Viard, faux départ

Les frères Larrieu avaient souhaité engager Karin Viard dans Un homme, un vrai en 2003 (dans le rôle, déjà, de l'épouse de Mathieu Amalric...), mais cela n'avait pas pu se faire.

L'amie Azéma

Héroïne des deux précédents films des réalisateurs, Peindre ou faire l'amour et Le Voyage aux Pyrénées, Sabine Azéma fait une brève apparition dans la dernière partie du film...

Chateau et relais

Arnaud Larrieu cite les références qu'ils ont eues à l'esprit pour la séquence du château : Il y a Jean Cocteau, avec le cérémonial d'accueil fait à Robinson ; Demy, à cause de la grande robe Lacroix portée par Sabine Azéma; les films de Brisseau ; Eyes Wide Shut en version désargentée ; Renoir pour la scène de la cuisine, à la fin. Le château, c'est la maison du cnéma."

Burgalat donne le la

Dans la séquence du château, le musicien est interprété par Bertrand Burgalat, chanteur, arrangeur, fondateur du label Tricatel. Dans leurs deux films précédents, les Arnaud Larrieu avaient offert des rôles à un autre grand excentrique de la scène musicale française (qui a d'ailleurs collaboré avec Burgalat) : Philippe Katerine. (Allociné)


Bande-annonce.

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